
Le climat politique au Sénégal traverse une zone de fortes turbulences. Suite à l’éviction d’Ousmane Sonko de son poste à la Primature, une série de démissions en cascade secoue les institutions de l’État. Ce remaniement brutal met en lumière des fractures profondes au sein de l’appareil gouvernemental et interroge sur la pérennité du projet porté initialement par le duo de tête.
Une loyauté mise à rude épreuve après le limogeage
Le départ forcé du chef du gouvernement ne reste pas sans conséquences directes sur l’administration. Plusieurs hauts responsables, tiraillés entre leur fidélité au leader de PASTEF et les nouvelles orientations impulsées par la présidence de Bassirou Diomaye Faye, ont choisi de quitter leurs fonctions. Cette vague de départs pose un défi majeur pour la continuité de l’action publique et la stabilité des services de l’État sénégalais.
La recomposition du paysage politique sénégalais
L’heure est désormais à la restructuration pour les forces en présence. Ousmane Sonko voit ses rangs s’éclaircir alors que sa coalition subit des fissures de plus en plus apparentes. Parallèlement, la pression s’accentue au niveau institutionnel : le FDR réclame désormais l’exclusion pure et simple de l’ancien Premier ministre de l’Assemblée nationale, marquant une étape supplémentaire dans cet isolement politique.
Malgré ces revers sur le plan national, la mobilisation ne faiblit pas dans certains cercles de la diaspora. En France, les sympathisants de PASTEF continuent d’organiser des rassemblements en mémoire des disparus tout en réaffirmant leur soutien indéfectible à Ousmane Sonko dans ce bras de fer qui l’oppose désormais ouvertement à Bassirou Diomaye Faye.