
Dans une période marquée par des remous politiques internes chez Pastef, le ministre Moussa Bala Fofana a tenu à mettre les choses au clair concernant sa position institutionnelle. Face aux récentes remarques formulées par Ousmane Sonko, il a réitéré son attachement indéfectible au président Bassirou Diomaye Faye, tout en mettant en avant l’impératif de continuité au sommet de l’État.
Une mise au point sur la responsabilité ministérielle
Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires a pris la parole dans un climat de débat intense sur la fidélité des membres du gouvernement envers leur formation politique d’origine. Reconduit pour la troisième fois dans ses fonctions, Moussa Bala Fofana a choisi de briser le silence pour expliquer sa démarche et sa vision de l’action publique.
Il a exprimé sa profonde reconnaissance envers le chef de l’État pour la confiance renouvelée, qualifiant cette mission d’honneur républicain. Bien qu’il n’ait pas eu de liens personnels avec Bassirou Diomaye Faye avant leur accession aux responsabilités, il affirme avoir trouvé un cadre de travail rigoureux dédié au service des citoyens. Concernant Ousmane Sonko, actuel président de l’Assemblée nationale, le ministre a rappelé leur collaboration passée sur le projet politique commun, assurant que les liens forgés restent respectueux malgré les divergences de vues actuelles.
Le choix de la conscience face à la discipline de parti
S’adressant aux critiques formulées début juin 2026, Moussa Bala Fofana rejette toute idée de trahison ou de désobéissance. Il revendique avoir agi en toute autonomie. Selon lui, son maintien au sein de l’exécutif ne relève pas d’une ambition de carrière, mais d’une interprétation personnelle de son devoir envers la Nation. Il souligne qu’aucune contrainte extérieure n’a dicté son choix de rester aux affaires.
Le ministre a longuement argumenté sur la nécessité de placer l’intérêt national au-dessus des logiques partisanes. Il estime que sa priorité demeure le respect des engagements pris devant le peuple sénégalais lors du scrutin de 2024. Pour Moussa Bala Fofana, le service public impose parfois des arbitrages difficiles où la continuité administrative doit primer sur les consignes de parti.
Une vision tournée vers l’intérêt général du Sénégal
Assumant pleinement les tensions que son positionnement peut susciter, le ministre se dit prêt à affronter les critiques. Il affirme privilégier l’efficacité des politiques publiques plutôt que la quête de popularité immédiate. En conclusion, il a rappelé que les défis du pays surpassent les intérêts individuels ou de groupe, déclarant avec conviction que le Sénégal demeure la priorité absolue, au-delà de toute appartenance politique.