Les présidents Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo et Horta N’Tam de la Guinée-Bissau se rendront prochainement à Libreville à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon. Cette annonce a été faite par le porte-parole de la présidence gabonaise, Théophane Nzame Nze Biyoghe, dans un communiqué officiel.
Un déplacement diplomatique chargé de sens
Le chef d’État congolais est attendu dès le 15 août dans la capitale gabonaise. Il participera aux cérémonies du 17 août, jour de la proclamation de l’indépendance du Gabon en 1960. Le général Horta N’Tam, quant à lui, arrivera le 18 août, soit le lendemain des festivités. Ces visites symboliques visent à renforcer les liens bilatéraux et la coopération entre le Gabon et ces deux nations d’Afrique centrale.
Un contexte politique sous tension
Cette double visite s’inscrit dans une période charnière pour les trois pays. Pour le Gabon, elle marque la poursuite de la stabilisation institutionnelle entamée après le coup d’État d’août 2023. Cette transition a conduit à l’élection de Brice Clotaire Oligui Nguema en avril 2025, marquant le retour à un cadre constitutionnel légitime.
En République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, réélu en décembre 2023 pour un second mandat, fait face à une crise sécuritaire persistante dans l’est du pays. Le groupe armé M23 contrôle plusieurs zones malgré les multiples tentatives de médiation régionale et internationale.
Quant à la Guinée-Bissau, elle traverse une phase de transition politique depuis le coup d’État de novembre 2025. À cette occasion, le général Horta N’Tam, alors chef d’état-major des armées, a été désigné président de transition après la destitution du président sortant Umaro Sissoco Embalo. Cette situation, condamnée par la CEDEAO, a prolongé le processus électoral et ouvert des négociations tendues entre les autorités militaires et civiles.
Une stratégie diplomatique ambitieuse
Ces déplacements diplomatiques s’inscrivent dans une volonté du Gabon de consolider ses alliances régionales. Libreville mise sur ces rencontres pour renforcer ses partenariats stratégiques et affirmer son rôle au sein de la sous-région.