N’Djamena a récemment accueilli un atelier d’évaluation majeur, organisé le 28 mai par le bureau pays du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Au cœur des discussions : le projet « Appui aux organisations de la société civile promouvant les droits de l’homme et les défenseurs des droits de l’homme au Tchad ». Cette initiative, financée par l’Union européenne et lancée en mai 2023, a considérablement renforcé les capacités de 13 organisations locales dans leur mission de promotion et de protection des droits fondamentaux à travers le pays.
Lors de cet événement clé, Félix Ahouansou, représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et chef du bureau pays, ainsi qu’Agnès Kovacs, cheffe de section Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne, ont unanimement salué l’engagement des divers acteurs. Ils ont souligné l’impératif de consolider les compétences des organisations de la société civile face aux multiples défis persistants dans la défense des droits humains au Tchad.
Félix Ahouansou a exprimé la gratitude du Haut-Commissariat envers l’Union européenne pour son appui indéfectible aux projets en faveur des droits humains au Tchad. Il a rappelé que ce programme, démarré le 17 mai 2023 et prévu jusqu’au 30 juin 2026, vise à accompagner activement les organisations de la société civile et les défenseurs des droits humains, considérés comme des piliers essentiels dans l’édification d’un État de droit respectueux des libertés fondamentales.
Le représentant a également mis en lumière les obstacles auxquels ces défenseurs sont confrontés quotidiennement. Parmi eux, les contraintes institutionnelles, la diminution de l’espace civique et les risques sécuritaires, insistant sur la nécessité d’un soutien continu et adapté pour surmonter ces épreuves.
Quant aux résultats tangibles, le projet a octroyé des subventions à 13 organisations œuvrant pour les droits humains sur l’ensemble du territoire tchadien. Un total de 58 victimes, ayant subi des violences basées sur le genre ou d’autres violations des droits humains, ont bénéficié d’une assistance juridique et judiciaire cruciale, dont 25 prises en charge directement par le Barreau du Tchad. De plus, 61 individus, incluant neuf hommes, ont reçu un soutien matériel, psychosocial et médical grâce à l’intervention d’une organisation partenaire.
Agnès Kovacs a, pour sa part, insisté sur l’importance capitale de cet atelier de clôture. Ce rendez-vous a permis d’évaluer précisément l’avancement du projet et de mesurer son impact concret sur les bénéficiaires directs. Elle a également adressé ses remerciements au bureau pays du Haut-Commissariat aux droits de l’homme ainsi qu’aux organisations subventionnées pour leur travail.
L’atelier a rassemblé plusieurs dizaines de participants, incluant des représentants d’organisations de la société civile, des partenaires techniques et les bénéficiaires finaux. Les échanges fructueux ont permis de dresser un bilan exhaustif des actions entreprises, de partager les meilleures pratiques et de formuler des recommandations stratégiques pour l’avenir des droits humains au Tchad.