Rolande Ngo Issi intègre officiellement le Conseil supérieur de la magistrature

Le paysage politique camerounais connaît un tournant significatif avec l’entrée du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), dirigé par Cabral Libii, dans les instances de régulation judiciaire. Par un décret signé le 2 juin 2026, le président Paul Biya a désigné l’honorable Rolande Ngo Issi, députée du Nyong et Kellé, comme membre de cette institution prestigieuse.

Cette nomination place l’élue du PCRN aux côtés de figures influentes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), à l’instar de la députée Soppo Toute Marlyse ou de l’ancien ministre Sali Dahirou. Le nouveau contingent du Conseil supérieur de la magistrature accueille également des experts du droit tels que Claude Francis Moukouri, ancien vice-président du Tribunal criminel spécial (TCS), ainsi qu’Albert Ekono Nna, Engelbert Bengono, Mekoulou Cunégonde Christine et Roger Sockeng.

Native de Yaoundé, Rolande Ngo Issi affiche un parcours académique et professionnel dense. Titulaire d’un master en psychologie de l’enfant obtenu à l’Université de Yaoundé 1, d’une licence en sciences politiques de l’Université de Yaoundé 2 (Soa) et diplômée de l’École normale supérieure, elle a exercé comme enseignante en zone rurale pendant plus d’une décennie. Aujourd’hui, elle multiplie les responsabilités : secrétaire générale adjointe du Réseau des femmes parlementaires et cadre dirigeante du PCRN dans la région du Centre.

Parallèlement à ses fonctions législatives, elle dirige le Mouvement national des consommateurs (MNC) depuis 2016. Très active sur les réseaux sociaux, elle s’est imposée comme une figure de proue pour la jeunesse camerounaise, prônant l’entrepreneuriat et le développement personnel.

À l’Assemblée nationale, sa voix porte sur des sujets cruciaux. Lors des récents débats budgétaires, elle a vivement questionné la viabilité de la politique d’import-substitution dans un contexte marqué par des carences énergétiques, une instabilité numérique et une pression fiscale qu’elle juge asphyxiante. Elle a également interpellé le gouvernement sur la situation sociale des forces de l’ordre, dénonçant le blocage des avancements de solde pour les policiers depuis 2017, par contraste avec le système automatique en vigueur dans l’armée.

Désormais membre suppléante de la haute instance judiciaire, Rolande Ngo Issi apporte une perspective nouvelle à la gestion des carrières des magistrats au Cameroun, alliant son expérience de terrain à ses convictions politiques pour une justice plus équitable.

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