Les fans de l’équipe nationale du Sénégal, qui étaient détenus au Maroc suite aux incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025 à Rabat, ont regagné leur terre natale ce dimanche matin. Cette libération fait suite à une mesure de clémence accordée samedi par le roi Mohammed VI, invoquant des motifs humanitaires.
Le cabinet royal a précisé que cette décision s’inscrit dans le cadre des relations fraternelles historiques unissant le royaume du Maroc et la république du Sénégal. Ce geste intervient également à l’approche de l’Aïd al-Adha, une fête religieuse majeure célébrée cette semaine.
Un accueil officiel à l’aéroport de Dakar
C’est durant la nuit, à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, que les supporters ont été accueillis. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est déplacé en personne pour saluer leur retour, accompagné de représentants de la Fédération sénégalaise de football. Arborant une tenue décontractée, le chef de l’État a exprimé son soulagement de voir ces citoyens retrouver le sol national.
Lors de cet accueil, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à remercier les autorités marocaines pour cette amnistie accordée à l’occasion de la Tabaski. De son côté, Patrice Motsepe, à la tête de la Confédération africaine de football (CAF), a perçu dans cet acte une preuve de la capacité du sport à fédérer les nations africaines.
Rappel des faits : des condamnations pour hooliganisme
Les tensions remontent au 18 janvier dernier, lors d’une finale de Coupe d’Afrique des nations particulièrement électrique à Rabat. Le Sénégal l’avait emporté 1-0 face au Maroc, mais la fin de rencontre avait été marquée par des scènes de chaos. Des contestations liées à l’arbitrage, notamment un penalty accordé au Maroc et un but sénégalais annulé, avaient provoqué l’envahissement du terrain et des jets de projectiles.
À la suite de ces débordements, dix-huit ressortissants sénégalais avaient été condamnés par la justice marocaine à des peines d’emprisonnement allant de trois mois à un an pour des faits de violence envers les forces de l’ordre. Si trois d’entre eux avaient déjà été libérés après avoir purgé leur peine en avril, les quinze restants ont bénéficié de la grâce royale pour rentrer chez eux.