Le chef du gouvernement sénégalais, Ousmane Sonko, a profité d’une séance de questions à l’Assemblée nationale pour clarifier la position de l’État concernant le durcissement des sanctions liées à l’homosexualité.
Lors de son intervention devant les parlementaires ce vendredi 22 mai 2026, le Premier ministre a tenu à lever toute ambiguïté sur la mise en œuvre de la nouvelle réglementation. Face aux interpellations sur les pressions internationales, Ousmane Sonko a martelé que le pays agirait en toute indépendance pour préserver ses valeurs sociales et sa souveraineté nationale.
« Le peuple du Sénégal est maître de son destin. Une immense majorité de nos concitoyens rejette ces pratiques sur notre sol », a-t-il affirmé, justifiant ainsi la nécessité de ce cadre législatif renforcé qui répond aux attentes de la société civile locale.
Une réponse aux critiques de l’Occident
Réagissant aux critiques formulées par certaines élites et organisations étrangères, le chef de l’exécutif a dénoncé une volonté d’ingérence culturelle. Il a fustigé ce qu’il qualifie de domination exercée par un noyau restreint de nations sur le reste du monde.
« Nous observons une forme de tyrannie. Sur huit milliards d’individus, un petit groupe appelé l’Occident, où ces débats ne font même pas l’unanimité, tente d’imposer l’homosexualité partout ailleurs grâce à sa puissance médiatique. Au nom de quoi devrions-nous l’accepter ? », s’est interrogé Ousmane Sonko. Il a également exclu toute possibilité de moratoire après la promulgation officielle du texte : « Cette loi sera appliquée », a-t-il martelé.
Détails et sanctions de la nouvelle législation
Le texte adopté par l’Assemblée nationale, portant le numéro 2026-08, modifie l’article 319 du code pénal sénégalais. Cette réforme précise les contours des infractions et alourdit significativement l’arsenal répressif contre ce qui est désigné comme des « actes contre nature ».
Selon les nouvelles dispositions, un acte contre nature englobe toute relation sexuelle ou à caractère sexuel entre personnes de même sexe, ainsi que les actes commis sur des animaux ou des dépouilles humaines. La loi intègre désormais les points suivants :
- Peines de prison : un emprisonnement ferme allant de 5 à 10 ans.
- Sanctions financières : des amendes comprises entre 2 000 000 et 10 000 000 de francs CFA.
- Élargissement des poursuites : la répression s’étend désormais à l’apologie et au financement de telles pratiques.
Ces sanctions s’appliquent de manière cumulative avec les peines déjà prévues par la loi en cas de viol ou de pédophilie, renforçant ainsi la sévérité du cadre légal au Sénégal.