Fermeté d’Ousmane Sonko sur l’application de la législation contre l’homosexualité au Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko confirme l’application rigoureuse de la loi durcissant la répression de l’homosexualité au Sénégal.

Lors d’une séance de questions d’actualité devant l’Assemblée nationale ce vendredi, le chef du gouvernement a clarifié la position de l’État concernant la législation sur les actes contre nature. Face aux députés, Ousmane Sonko a répondu aux pressions internationales, notamment celles émanant de chancelleries occidentales, qui critiquent le récent renforcement des sanctions pénales dans le pays.

Le Premier ministre a insisté sur le fait que le Sénégal demeure une nation souveraine, capable de définir ses propres normes sociales et de se prémunir contre des comportements que la population rejette massivement. « Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il affirmé avec détermination.

Dénonciation d’une « tyrannie de l’Occident »

Abordant les critiques formulées par certaines figures de l’élite africaine, le chef du gouvernement a assuré que le texte voté par les parlementaires serait mis en œuvre sans aucune concession. Il a vivement critiqué ce qu’il qualifie de volonté d’imposition culturelle.

« Il existe une forme de tyrannie. Sur huit milliards d’habitants, un petit groupe occidental, où ces débats ne font même pas l’unanimité, tente d’imposer l’homosexualité au reste du monde grâce à sa puissance médiatique et financière. Au nom de quoi ? », s’est interrogé Ousmane Sonko.

Il a également exclu toute possibilité de suspension ou de délai de grâce après l’entrée en vigueur officielle du texte, martelant que « cette loi sera appliquée » dans son intégralité.

Pour rappel, l’Assemblée nationale a validé la loi n°2026-08 du 27 mars 2026. Ce texte modifie l’article 319 du code pénal datant de 1965, afin de sévir plus lourdement contre les « actes contre nature ». La nouvelle mouture législative apporte des précisions sur la nature des infractions, durcit l’échelle des peines et criminalise désormais l’apologie ainsi que le financement de telles pratiques.

Selon les dispositions du nouveau code, un acte contre nature désigne tout rapport sexuel entre individus du même sexe. La loi englobe également les actes commis sur des animaux ou des cadavres humains. Les coupables s’exposent désormais à des peines d’emprisonnement allant de 5 à 10 ans, assorties d’amendes comprises entre 2 000 000 et 10 000 000 de francs CFA, indépendamment des poursuites possibles pour viol ou pédophilie.

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