La Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a lancé une vaste opération à Ouagadougou le lundi 29 décembre 2025, ciblant le commerce de volailles frauduleuses. Avec l’appui essentiel de la Gendarmerie nationale, une douzaine d’unités ont été mobilisées pour des contrôles rigoureux des points de vente, visant à garantir la sécurité sanitaire des consommateurs.
Alors que les festivités de fin d’année entraînent une forte demande en produits aviaires, les autorités du Burkina Faso intensifient leur surveillance des marchés. L’objectif est clair : identifier et retirer de la circulation les produits aviaires introduits illégalement, ne respectant aucune des normes sanitaires requises.

Le Dr Timothée Bationo, en charge de l’inspection et de la santé publique vétérinaire au sein de la DGSV, a souligné la légitimité de cette démarche réglementaire, solidement étayée par la législation en vigueur.
« Depuis la période 2015-2017, une législation précise proscrit l’importation de poulets ou d’autres produits aviaires provenant de nations ayant déclaré des foyers de maladies », a-t-il expliqué. Il a précisé que cette interdiction vise avant tout à endiguer la propagation de la grippe aviaire, une épidémie ayant déjà lourdement impacté le Burkina Faso par le passé.

Selon ses déclarations, l’absence d’un certificat vétérinaire pour ces marchandises représente un risque considérable pour la santé publique. Ce document officiel est indispensable pour attester de la comestibilité de la viande. « Si des produits aviaires pénètrent au Burkina Faso sans les accréditations requises, il s’agit d’une pure illégalité », a affirmé le Dr Bationo, insistant sur la sévérité de cette infraction.
La nature des opérations de contrôle est rendue plus complexe par les méthodes de dissimulation sophistiquées employées par les importateurs malveillants. Il n’est pas rare que des colis de poulets soient astucieusement dissimulés sous des cargaisons de poisson, légalement déclarées. Cette stratégie complique grandement la tâche des inspecteurs lors des phases de déchargement.

Au-delà de l’aspect sanitaire, cette campagne d’envergure vise également à sauvegarder l’économie nationale. Le marché burkinabè est fréquemment inondé de produits frauduleux, créant une concurrence déloyale qui pénalise les éleveurs locaux. « Nous avons activement encouragé la production locale afin que nos citoyens puissent privilégier ces produits du terroir », a affirmé le responsable de la DGSV. Il a ajouté qu’en purifiant le marché, l’État offre une opportunité précieuse aux producteurs de volailles du pays de mieux commercialiser leurs marchandises.

Les autorités lancent un appel pressant aux commerçants pour qu’ils fassent preuve d’une rigueur exemplaire. Toute marchandise saisie sans les certifications sanitaires requises sera systématiquement détruite. Les acteurs de ces pratiques illicites s’exposent par ailleurs à de lourdes poursuites judiciaires, incluant des amendes substantielles et des peines d’emprisonnement.
La Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a confirmé que cette vigilance accrue sera maintenue pendant toute la période des fêtes. L’ambition finale est de garantir que chaque citoyen puisse savourer en toute sérénité des produits de volaille de qualité supérieure et entièrement sécurisés.