Au Mali, la stratégie d’asphyxie menée par le Jnim redéfinit les conditions de vie dans plusieurs localités. En utilisant le blocus comme un outil de guerre systématique, le groupe armé parvient à isoler des communautés entières, les privant de ressources essentielles.
Une tactique d’étouffement économique et social
Plutôt que de chercher une conquête territoriale immédiate, le Jnim privilégie l’isolement. Cette méthode consiste à verrouiller les axes routiers, à interdire l’exploitation des terres agricoles et à paralyser les échanges commerciaux sur les marchés locaux. En parallèle, des contraintes sociales et religieuses strictes sont imposées aux populations civiles, transformant leur environnement en une prison à ciel ouvert.
Résilience et compromis à Marébougou et Saye
Dans des localités telles que Marébougou, Saye ou encore Kori-Maoundé, les habitants sont confrontés à un dilemme permanent. Pour survivre à la famine et à la peur, ils oscillent entre des actes de résistance, une adaptation précaire et, parfois, des arrangements forcés avec les insurgés pour tenter de desserrer l’étreinte qui pèse sur leur quotidien.