Sous l’égide du CNSP, le Niger a initié une profonde réorientation de sa politique étrangère. Cette rupture diplomatique radicale, perçue initialement comme une quête de souveraineté, semble plutôt conduire à une impasse. En choisissant de rompre les liens avec ses alliés historiques et de se distancer de la CEDEAO, le gouvernement militaire a fragilisé la coopération régionale, un facteur essentiel dans la lutte contre le terrorisme transfrontalier qui continue de sévir.

Cette stratégie a conduit à l’établissement de nouvelles alliances, dont la nature et la transparence restent sujettes à questionnements. En adoptant une posture d’isolement et en déclinant la participation aux forums régionaux majeurs, le Niger voit son accès aux financements extérieurs et son influence géopolitique en Afrique de l’Ouest considérablement réduits. Ce qui était présenté comme une affirmation de la fierté nationale se traduit désormais par une gestion incertaine, dont les conséquences économiques impactent directement le quotidien des citoyens nigériens.