la banque mondiale mise sur le port de Lomé pour booster l’économie togolaise
Une délégation de la Banque mondiale, menée par Mme Marie-Chantal Uwanyiligira, a visité le Port autonome de Lomé (PAL) dans le cadre d’une mission visant à renforcer son rôle de hub logistique incontournable en Afrique de l’Ouest. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la signature d’accords financiers majeurs, annoncés lors d’une cérémonie officielle à Lomé.
Un géant logistique sous les feux des projecteurs
Reçue par Edem Kokou Tengué, directeur général du PAL, la délégation a pu découvrir les performances exceptionnelles de ce port, premier port de transbordement de la sous-région. Les infrastructures modernes du Lomé Container Terminal (LCT) ont particulièrement retenu l’attention, avec des terminaux spécialisés incluant un quai minéralier, pétrolier et conventionnel.
Le directeur du PAL a également présenté la Vision Togo 2040, un ambitieux projet visant à transformer le corridor littoral en une zone logistique et commerciale attractive, renforçant ainsi l’attractivité économique du pays.
Un levier économique majeur pour la création d’emplois
Pour Mme Marie-Chantal Uwanyiligira, l’importance du PAL dépasse largement le cadre portuaire. « Son impact sur le PIB et l’économie togolaise est colossal. En tant qu’institution financière, notre priorité reste la création d’emplois durables et productifs. »
La directrice a salué les progrès accomplis par le Togo, soulignant que les investissements massifs consentis ont hissé le port à un niveau de compétitivité rare, bien au-delà de nombreux pays de la région.
Un financement de 200 millions de dollars pour relier le port à la zone industrielle
Cette visite a été marquée par une annonce majeure : un accord de financement de 200 millions de dollars (environ 120 milliards de FCFA) a été signé avec le ministère des Finances et du Budget. Ce fonds sera entièrement consacré à un projet ambitieux visant à connecter le Port autonome de Lomé à la principale zone industrielle du pays.
Les fonds serviront à moderniser les infrastructures routières et à optimiser le réseau ferroviaire, garantissant ainsi une logistique fluide et efficace entre le port et les zones de production.