incarcération à Yaoundé : le faux décret présidentiel qui secoue le Cameroun

Le Cameroun traverse une période de tensions institutionnelles après qu’un individu, Johann Adriel Sitchom Kuate, a tenté de faire diffuser un décret présidentiel frauduleux sur les ondes de la CRTV, la radio-télévision nationale basée à Yaoundé.
Le 12 juin 2026, ce dernier se présente au siège de la chaîne publique, situé au quartier Nlongkak, muni de documents présentés comme officiels. Parmi ceux-ci figurait un prétendu décret de nomination, signé par le président Paul Biya, attribuant le poste de vice-président de la République à Johann Adriel Sitchom Kuate lui-même.
Un faux décret aux conséquences graves
Les journalistes de la CRTV, méfiants face à la nature inhabituelle de ces documents, alertent immédiatement la hiérarchie. Une vérification est lancée en urgence, révélant l’absence totale de fondement légal de ces textes. Pire encore : le nom du prétendu bénéficiaire coïncidait étrangement avec celui de l’expéditeur.
L’enquête, menée en parallèle avec la confirmation de la présence du chef de l’État à Genève depuis le 7 juin, a permis d’établir la supercherie. Les autorités camerounaises n’ont pas tardé à qualifier l’acte d’atteinte à la sûreté de l’État, une qualification juridique lourde de conséquences.
Une arrestation suivie d’une procédure judiciaire
Johann Adriel Sitchom Kuate, désormais écroué dans une prison de Yaoundé, doit répondre devant la justice de cette tentative de coup de force institutionnel. Les observateurs s’interrogent : s’agissait-il d’une initiative isolée ou d’un coup monté plus vaste ? Une chose est sûre, l’affaire a ébranlé la confiance dans les institutions et relancé le débat sur la sécurité des processus décisionnels au sommet de l’État.