Un parti en proie aux contradictions internes
Le ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, a récemment livré une analyse sans concession sur les tensions au sein du parti Pastef. Invité d’une émission de radio, il a pointé du doigt les dysfonctionnements profonds qui minent l’organisation politique fondée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, ces contradictions expliquent en grande partie la crise actuelle qui fragilise le pouvoir en place.
La fidélité du chef de l’État mise à mal par ses partenaires
Dans son intervention, Dr Abdourahmane Diouf a souligné avec fermeté que le président Bassirou Diomaye Faye a toujours respecté ses engagements politiques. Cependant, il a accusé le Pastef et son leader, Ousmane Sonko, d’avoir trahi cette confiance en cherchant à rendre son mandat ingouvernable. « Le président a été victime d’une déloyauté orchestrée par ceux qui devraient être ses premiers soutiens », a-t-il déclaré. Le ministre a également mis en avant la prise de position du chef de l’État, contraint de réagir face à cette situation inédite.
Des anciens alliés politiques pointés du doigt
Abdourahmane Diouf a également critiqué les membres du gouvernement ayant quitté leurs fonctions, les qualifiant de responsables de la perte de la majorité parlementaire. Selon lui, ce sont eux qui ont choisi de partir, privant ainsi le président de la République des moyens nécessaires pour appliquer sa politique. « Aucun d’eux n’a été exclu, ils ont agi de leur propre gré », a-t-il rappelé, insistant sur la responsabilité de ces départs dans l’affaiblissement du pouvoir exécutif.
Un appel à l’unité pour la suite du quinquennat
Face à cette crise, le ministre a exprimé son soutien à un second mandat pour Bassirou Diomaye Faye, justifiant cette position par la création récente de son propre parti politique, KIIRAAY – Les Patriotes Républicains. Il a par ailleurs dénoncé les contradictions persistantes au sein du Pastef, où certains responsables semblent incapables de se rallier derrière leur leader tout en critiquant ouvertement ses décisions. « Un parti qui se contredit en permanence ne peut prétendre diriger un pays », a-t-il conclu.