Crise humanitaire au Niger : des centaines de déplacés après des attaques dans le sud-ouest

crise humanitaire au Niger : des centaines de déplacés après des attaques dans le sud-ouest

Plusieurs centaines de personnes ont quitté précipitamment leurs foyers dans le sud-ouest du Niger après une série d’attaques perpétrées mi-juillet contre des villages de la région de Dosso. Cette zone, frontalière avec le Nigeria et le Bénin, connaît ainsi une première vague de déplacés d’une ampleur inédite.

Des attaques meurtrières en plein cœur de la saison agricole

Les premiers assauts ont visé au moins trois localités du département de Loga, situé dans la région de Dosso, le 17 juillet dernier. Ces attaques, attribuées à des groupes armés qualifiés de « terroristes » par les autorités nigériennes, ont fait plusieurs dizaines de victimes civiles, dont des morts et des blessés. Selon un fonctionnaire local, ces événements surviennent en pleine période de travaux champêtres, aggravant davantage la situation des populations déjà fragilisées.

Les médias d’État nigériens désignent sous le terme de « terroristes » les djihadistes affiliés à des organisations comme Al-Qaïda ou l’État islamique, responsables de nombreux troubles dans le pays depuis plusieurs années. Le Niger, dirigé par un gouvernement militaire depuis trois ans, reste en proie à une insécurité persistante dans plusieurs régions.

Des rescapés en quête de sécurité

Face à cette menace, les populations touchées n’ont eu d’autre choix que de se déplacer. Certains ont trouvé refuge dans la région voisine de Tahoua, également proche du Nigeria, tandis que d’autres ont gagné la ville de Dogondoutchi, située à environ 100 kilomètres de Loga. Ces mouvements massifs de population ont été documentés par les images diffusées par la télévision d’État nigérienne.

Une situation humanitaire déjà préoccupante

Selon les dernières données disponibles, le Niger comptait en 2025 plus de 450 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays. Ces individus se concentrent principalement dans trois régions particulièrement touchées par l’insécurité : Tillabéri à l’ouest, proche du Burkina Faso et du Mali, ainsi que Diffa et Tahoua. La zone frontalière reliant le Bénin, le Niger et le Nigeria a connu en 2025 une recrudescence des violences djihadistes, avec une présence accrue de groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, comme le confirment les données de l’ONG Acled.

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