L’Union européenne et le Cameroun viennent d’inaugurer un mécanisme financier inédit pour faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises locales aux prêts bancaires. Cette initiative, concrétisée sous l’égide du projet PAD-CV, vise à renforcer la compétitivité des PME camerounaises en leur offrant un accompagnement technique et financier adapté.
Un fonds de garantie de 6 milliards pour sécuriser les crédits
Le dispositif repose sur une enveloppe globale de 9,8 milliards de francs CFA, dont 6 milliards serviront de garantie aux banques locales pour couvrir les risques liés aux prêts accordés aux entrepreneurs. Ces fonds ne seront pas versés directement aux entreprises, mais joueront un rôle clé dans la sécurisation des crédits bancaires. Les 3,8 milliards restants seront alloués à la formation et au soutien technique des porteurs de projets.
Comment bénéficier de ce dispositif ?
Les entreprises souhaitant en profiter doivent soumettre leur candidature via un appel à projets lancé le 15 juillet et ouvert pour une durée de trois mois. Les dossiers sélectionnés feront l’objet d’un accompagnement personnalisé : diagnostic financier, élaboration d’un business plan solide et mise en conformité avec les exigences des banques. L’objectif ? Présenter des projets « bancables » aux établissements de crédit.
Qui peut postuler ?
- Les très petites entreprises (TPE) et PME camerounaises
- Les start-up en phase de développement
- Les coopératives et groupes d’initiative commune (GIC)
- Les organisations de producteurs et clusters spécialisés
- Les incubateurs et acteurs du numérique
Une attention particulière sera portée aux entreprises portées par des femmes et des jeunes, afin de favoriser l’inclusion économique et l’innovation.
Un levier pour l’économie camerounaise
Ce programme s’inscrit dans une logique plus large de soutien à l’entrepreneuriat et à la croissance économique au Cameroun. En facilitant l’accès au financement, l’UE et les autorités camerounaises espèrent stimuler la création d’emplois et renforcer la résilience des secteurs productifs locaux.