Vice-présidence de l’ONU : le Gabon passe à l’offensive diplomatique à New York

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Le Gabon ne se contente plus d’assister aux grands rendez-vous mondiaux : il veut désormais y peser. Depuis l’ouverture, le 22 septembre à New York, aux États-Unis, de la 81e Assemblée générale des Nations unies, Libreville enclenche une séquence décisive. Élu en juin au poste de vice-président de l’instance, le pays inaugure à cette occasion son entrée au Bureau de l’Assemblée générale, l’organe délibérant le plus puissant de l’organisation. Un basculement d’autant plus marquant qu’il intervient au moment où le Gabon cherche à cimenter son ancrage dans le multilatéralisme.

Un siège au Bureau qui propulse Libreville dans le cercle des décideurs

Cette nouvelle position modifie en profondeur la portée de la présence gabonaise à New York. Elle offre à Libreville un levier supplémentaire pour faire entendre ses priorités sur les grands dossiers internationaux et pour consolider ses partenariats. C’est précisément dans ce cadre que la délégation gabonaise est conduite par Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny.

Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, mandatée par Brice Clotaire Oligui Nguema

La ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration et de la Diaspora représente le chef de l’État à cette rencontre de haut niveau. Mandatée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, elle ne se limite pas à suivre les travaux de l’Assemblée : elle porte la parole et les orientations du président gabonais dans l’un des principaux rendez-vous de la diplomatie mondiale.

Une coordination en amont et deux signatures qui actent le virage

Avant l’ouverture du débat général, une réunion de coordination s’est tenue à la Mission permanente du Gabon auprès des Nations unies, afin d’aligner les positions de la délégation. En marge de la 81e Assemblée générale, la cheffe de la diplomatie gabonaise a signé mercredi, au nom de l’État, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) ainsi que le traité consacré à la lutte contre la cybercriminalité.

Plusieurs départements ministériels sont par ailleurs mobilisés autour de priorités sectorielles bien identifiées :

  • le climat, avec la protection des forêts et des océans ;
  • la santé ;
  • le logement ;
  • la transformation numérique.

Le 26 septembre, point d’orgue de la séquence gabonaise

Au-delà des dossiers sectoriels, cette 81e session fait office de premier test grandeur nature pour la responsabilité confiée au Gabon au sein du Bureau de l’Assemblée générale. Elle ouvre à Libreville une tribune supplémentaire pour défendre ses intérêts et renforcer ses partenariats sur la scène internationale.

Le temps fort de cette participation est attendu le 26 septembre. À la tribune des Nations unies, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny prononcera le discours officiel du pays, au nom du Gabon et en représentation du président de la République.

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