Un missile sol-sol tiré par les mercenaires russes depuis Obo vers la République démocratique du Congo

Le climat sécuritaire à la frontière entre la Centrafrique et la République démocratique du Congo s’est brusquement tendu suite à un incident balistique majeur. Des mercenaires russes, basés à Obo dans le Haut-Mbomou, ont propulsé un missile sol-sol en direction du territoire congolais, déclenchant une vague de panique parmi les populations civiles des deux nations.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Obo, Haut-Mbomou : les armes tirés par les mercenaires russes vers la RDC est un missile sol-sol américaines entreposés dans leur ancienne base abandonnée  

Des armes américaines récupérées dans une base délaissée

Cet événement trouve sa source dans les vestiges de l’opération Observant Compass, menée par les États-Unis entre 2011 et 2017. À l’époque, des unités d’élite comme les Bérets verts traquaient Joseph Kony, le chef de la redoutable LRA, depuis leurs installations à Obo. Lors de leur retrait, de nombreux équipements militaires ont été laissés sur place, stockés dans des conteneurs au sein de leur ancienne base.

Après le passage des Forces armées centrafricaines (FACA), ce sont les paramilitaires du groupe Wagner qui ont pris le contrôle du site. En fouillant systématiquement les installations abandonnées, ils ont mis la main sur un arsenal conséquent, incluant des missiles et divers matériels technologiques. Il a été établi que les mercenaires avaient prévu de tester ces équipements pour distinguer le matériel opérationnel des pièces défectueuses.

Une trajectoire balistique au-dessus du Haut-Mbomou

Le tir s’est produit un jeudi soir, à la fin du mois de février. Les mercenaires russes ont installé un lanceur lourd sur le terrain de football de la ville d’Obo, à la vue de tous. Le projectile a déchiré l’obscurité, visible par de nombreux témoins alors qu’il survolait les zones de Mboki et Zemio. Sa course s’est achevée en République démocratique du Congo, à proximité du village de Zapay.

Le choix de cette trajectoire vers le sud n’était pas fortuit. En orientant le tir vers la RDC plutôt que vers le nord, les opérateurs évitaient que l’engin ne s’écrase sur Bambouti, situé à environ 125 kilomètres. La vaste étendue forestière congolaise a ainsi servi de zone de réception délibérée, offrant une distance de sécurité pour éviter des dommages immédiats sur le sol centrafricain.

Inquiétude et démonstration de force à la frontière

L’engin a percuté le sol à environ cinq kilomètres des habitations de Zapay, évitant de justesse de faire des victimes. Cependant, l’impact psychologique est profond, particulièrement pour les réfugiés centrafricains installés dans ce village congolais. Pour beaucoup, ce tir ressemble à un message direct, prouvant que la frontière ne constitue pas un rempart suffisant contre les activités de ces forces.

Dans la région d’Obo, aucune autre force ne possède la technicité requise pour manipuler et lancer un tel engin sol-sol. Les mouvements observés sur le terrain de sport et la puissance du projectile désignent sans ambiguïté les mercenaires de Wagner comme les auteurs de cette opération balistique transfrontalière.

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