Un journaliste de Radio Sahara FM retrouve la liberté au Niger après plus d’un an de détention

Niger : Un journaliste d’une importante radio libéré après plus d’un an de détention

Un profond soulagement s’est fait sentir au Niger avec l’annonce de la libération d’Hamid Mahmoud, un journaliste clé de Radio Sahara FM, station basée à Agadez. Après une détention de plus d’un an, son retour à la liberté a été confirmé ce vendredi, marquant un événement significatif dans l’actualité Niger. Cette nouvelle a été accueillie avec enthousiasme, notamment par les organisations de médias privés du pays.

Hamid Mahmoud, dont la voix porte loin dans le Nord désertique nigérien grâce à Radio Sahara FM – une station établie en 2003 et reconnue comme l’une des plus importantes de la région –, avait été interpellé en mai 2025. Son arrestation, ainsi que celle de deux de ses collègues, faisait suite à des reportages sur la prétendue « rupture » de contrats sécuritaires entre le Niger et la Russie. Ce sujet délicat touchait directement à la politique Niger et aux réorientations stratégiques du régime militaire de Niamey, qui a intensifié ses relations avec Moscou.

Les trois journalistes avaient été transférés dans la capitale, Niamey, à la mi-mai 2025, avant d’être présentés devant un tribunal militaire le mois suivant. Hamid Mahmoud a été incarcéré à la prison civile de Kollo, située près de Niamey, dès le 13 juin 2025. Initialement poursuivi pour des accusations graves d’« atteinte à la défense nationale » et de « complot contre l’autorité de l’État », les chefs d’accusation ont finalement été requalifiés en délit de presse, une évolution qui a suscité de nombreux débats au sein de la société nigérienne.

Le contexte des arrestations de journalistes au Niger en 2025

Cette libération de journaliste au Niger s’inscrit dans un contexte plus large d’interpellations de professionnels des médias. Parmi les autres reporters concernés, Mahaman Sani, un des confrères d’Hamid Mahmoud, avait retrouvé la liberté en août. Massaouda Jaharou, également arrêté à leurs côtés, avait bénéficié d’une libération provisoire plus rapidement. Ces événements mettent en lumière les défis auxquels est confrontée la presse dans le pays, avec un total de treize journalistes arrêtés en 2025. La situation de deux autres journalistes, incarcérés depuis novembre 2025 pour « com(…) », reste un sujet d’attention, reflétant la complexité de l’actualité au Niger.

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