Tchad : plus de 100 000 candidats au baccalauréat 2026
Avec 106 231 inscrits, la session 2026 du baccalauréat au Tchad s’annonce comme un défi logistique majeur. Découvrez les chiffres clés et les mesures mises en place pour garantir la transparence de l’examen.
À quelques heures du coup d’envoi des épreuves écrites du baccalauréat, session de juin 2026, les autorités éducatives tchadiennes ont détaillé l’organisation de cet examen national. Pr. Doumpa Mian Asmbaye, président du jury, a présenté ce dimanche les statistiques et les dispositifs mis en place pour assurer la transparence et la crédibilité du diplôme.
La grande salle Abderahim Akacha de l’ONECS à N’Djamena a accueilli la conférence de presse de présentation des mesures. Le président du jury a d’abord salué le soutien des ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et des différentes institutions partenaires, soulignant leur rôle clé dans la préparation de cette session.
Des chiffres en progression
Cette année, 106 231 candidats sont inscrits aux épreuves, toutes séries confondues. Parmi eux, 60 501 garçons (56,95 %) et 45 730 filles (43,05 %). Le nombre de candidates a légèrement augmenté par rapport à 2025, passant de 45 536 à 45 730, une évolution perçue comme un signe positif pour l’éducation des jeunes filles au Tchad.
En outre, 5 893 candidats étrangers sont également inscrits, dont la majorité se présente dans le centre de Djedda, en Arabie Saoudite. Cette répartition géographique vise à faciliter l’accès aux épreuves pour tous les participants.
Une organisation adaptée aux défis logistiques
Pour répondre aux enjeux de proximité et de sécurité, 160 centres d’examen ont été déployés : 31 à N’Djamena et 128 dans les provinces. Cette stratégie permet de garantir une meilleure coordination et un suivi rigoureux des épreuves.
Des règles strictes pour préserver l’intégrité
Le président du jury a rappelé l’importance des mesures anti-fraude. L’Arrêté conjoint n°48 du 6 mai 2026 interdit strictement l’usage des téléphones portables dans les centres et salles de composition. Tout manquement sera sanctionné par une exclusion immédiate. Les surveillants sont chargés de veiller au respect de ces consignes.
Un appel à la mobilisation générale a été lancé aux autorités locales, aux forces de sécurité, aux parents d’élèves et à l’ensemble des acteurs du système éducatif. L’objectif ? Assurer le bon déroulement des épreuves et préserver la réputation du baccalauréat tchadien.
Enfin, un message d’encouragement a été adressé aux candidats : « Que cette session soit marquée par l’effort, la détermination et la réussite. Le jury place sa confiance en vous pour faire de cette édition une réussite collective. »