Souveraineté sanitaire au Niger : le ministre hakimi expose les avancées majeures

Le Niger s’engage résolument vers l’autonomie sanitaire

Lors du premier sommet africain dédié aux systèmes de santé et à la souveraineté sanitaire, qui s’est tenu à Dakhla (Maroc) fin novembre, le colonel-major Garba Hakimi, ministre de la Santé et de l’Hygiène Publiques du Niger, a réaffirmé l’engagement fort du pays dans cette dynamique. Une déclaration qui s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par les plus hautes autorités nigériennes, notamment le Général Abdourahmane Tiani, Président de la République, et le Premier ministre, pour renforcer durablement le secteur de la santé.

Cette volonté politique se traduit par des investissements massifs dans des infrastructures sanitaires modernes, allant des hôpitaux aux centres de santé intégrés, disséminés sur l’ensemble du territoire. Ces réalisations visent à améliorer l’accès aux soins primaires au niveau communautaire, un pilier essentiel pour bâtir un système de santé robuste et autonome.

Des équipements de pointe et une formation adaptée pour un système performant

Le ministre Hakimi a mis en avant les progrès significatifs accomplis dans l’acquisition d’équipements médicaux de dernière génération. Ces investissements, répartis sur tout le pays, permettent aux professionnels de santé de poser des diagnostics précis et d’assurer une prise en charge efficace des maladies. « Un système de santé performant ne peut exister sans des infrastructures de base solides », a-t-il souligné.

Outre les équipements, la formation continue des agents de santé occupe une place centrale dans cette stratégie. Des cycles de spécialisation et de perfectionnement sont mis en place pour garantir que le personnel médical maîtrise les outils technologiques les plus avancés. « L’objectif n’est pas seulement d’avoir du matériel, mais aussi des compétences humaines à la hauteur », a précisé le ministre.

Gratuité des soins et financements innovants : deux leviers majeurs

Le gouvernement nigérien a également instauré des mesures sociales fortes pour faciliter l’accès aux soins. Parmi elles, la gratuité de certains actes médicaux, comme l’accouchement et la prise en charge des enfants de moins de 5 ans, ainsi que la réduction de 50 % des tarifs dans les structures publiques. Ces initiatives, combinées à la construction d’infrastructures à tous les niveaux, visent à rendre les soins accessibles à tous.

Le ministre Hakimi a également insisté sur l’importance des financements innovants pour renforcer la résilience du système. « La souveraineté sanitaire ne dépend pas de l’aide extérieure, mais de notre capacité à innover et à mobiliser des ressources locales », a-t-il déclaré. Il a rappelé l’appel des chefs d’État africains à consacrer 15 % du budget national au secteur de la santé, un engagement clé pour garantir des ressources suffisantes.

Les défis identifiés au sommet de Dakhla

Lors de ce sommet, les experts africains ont analysé les forces et faiblesses du système de santé du continent. Si des avancées ont été constatées, des défis majeurs subsistent, notamment la fragilité des systèmes sanitaires, les faiblesses en matière de gouvernance et les difficultés de financement. Pour le ministre nigérien, l’enjeu n’est pas seulement d’identifier ces obstacles, mais de définir des stratégies concrètes pour y remédier.

« La souveraineté sanitaire repose sur cinq axes clés : épidémiologie, capital humain, recherche, financement et infrastructures. Si nous travaillons de concert sur ces leviers, nous pouvons atteindre cet objectif », a-t-il affirmé. Le sommet de Dakhla a permis de valider la déclaration Dakhla, une feuille de route ambitieuse pour transformer les systèmes de santé africains.

Une vision royale pour une Afrique autonome

Le ministre Hakimi a salué la vision du Roi du Maroc, qui promeut une Afrique souveraine sur le plan sanitaire. L’inauguration de l’Académie africaine des sciences de la santé à Dakhla symbolise cette ambition. Le Maroc, en parallèle, développe des infrastructures complètes, combinant hôpitaux universitaires, universités et formations sanitaires, comme en témoigne le complexe visité lors du sommet.

« Une souveraineté sanitaire ne peut être atteinte sans des ressources humaines de qualité », a rappelé le ministre. Il a appelé les autres chefs d’État africains à s’inspirer de cette vision pour faire progresser le continent. « L’Afrique doit compter sur elle-même et mobiliser ses propres ressources », a-t-il conclu, exprimant un optimisme mesuré quant à la réalisation de cet objectif d’ici quelques années.

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