Le Groupement Alliance des Ivoiriens pour la démocratie (AID) et l’Union des masses populaires pour la paix (UMPP) a exprimé sa satisfaction face à l’initiative gouvernementale d’engager une réforme de la gouvernance électorale. Cette décision, annoncée à Abidjan, témoigne selon le groupement d’une réelle capacité d’écoute des doléances formulées par les acteurs politiques et la société civile.
Dans une déclaration lue par son porte-parole Zadi Djédjé, l’AID-UMPP a salué la rencontre d’information tenue le 22 juin à la Primature, présidée par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, dédiée à la refonte de l’organe électoral. Le groupement a notamment apprécié la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) suite à l’expiration de son mandat, ainsi que l’annonce d’une nouvelle architecture de gestion des scrutins.
Selon l’AID-UMPP, cette réforme répond à des revendications formulées depuis plusieurs années par les partis et les organisations civiques. Elle ouvre une nouvelle ère dans l’organisation des élections en Côte d’Ivoire, visant à accroître la transparence, restaurer la confiance entre les parties prenantes et prévenir les tensions pré et post-électorales.
Le groupement a également salué les acquis de l’ancienne CEI tout en se félicitant de la mise en place de trois structures distinctes : l’une dédiée à l’organisation matérielle des élections, une autre au recensement des suffrages, et une troisième à la supervision générale du processus. Cette réforme repose sur des principes de professionnalisation, neutralité, transparence et efficacité, gages de consolidation de la stabilité institutionnelle et de crédibilité des scrutins.
L’AID-UMPP invite l’ensemble des partis politiques, organisations de la société civile, leaders communautaires et acteurs du processus électoral à soutenir cette réforme dans un esprit de responsabilité, de patriotisme et de dialogue. Tout en encourageant le gouvernement à poursuivre ses efforts pour la stabilité et la cohésion nationale, le groupement appelle les acteurs politiques à faire confiance aux institutions républicaines, estimant que le respect de celles-ci est essentiel à la consolidation de la démocratie et à la paix en Côte d’Ivoire.