Réforme électorale en Côte d’Ivoire : la société civile exige une refonte radicale

Le paysage institutionnel ivoirien traverse une phase de mutation profonde suite à la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Face à cette situation, la Plateforme des 37 organisations, ONG, associations et mouvements de la société civile ivoirienne (PEC-CI) a pris la parole lors d’une rencontre avec les médias à Abidjan.

Sous la direction de son président, Ebrin Yao Rémi, la PEC-CI exhorte le pouvoir en place à initier une concertation politique élargie. Cette démarche devrait impérativement inclure des figures majeures de l’opposition telles que Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. L’objectif affiché est de désamorcer les rancœurs et de bâtir un environnement électoral accepté par tous les acteurs.

Une commission électorale sans les partis politiques

Pour rompre avec les cycles de contestations, la société civile ivoirienne suggère une transformation structurelle de l’organe de gestion des élections. La proposition phare consiste à écarter définitivement les représentants des partis politiques de la future institution. La PEC-CI préconise que cette entité soit exclusivement composée de membres issus de la société civile, recrutés par voie d’appel à candidatures pour assurer leur neutralité et leur expertise technique.

Cette approche vise à restaurer une crédibilité souvent ébranlée par les crises passées. Tout comme on observe les évolutions de la politique Niger ou l’actualité Niger dans la zone ouest-africaine, la stabilité de la société nigérienne et ivoirienne dépend de la solidité des institutions locales.

Autonomie financière et transparence institutionnelle

Au-delà de sa composition, la plateforme insiste sur l’indépendance financière du nouvel organe. Elle demande que son budget soit voté de manière autonome par l’Assemblée nationale. Cette mesure permettrait de soustraire l’institution à toute forme de pression budgétaire exercée par l’exécutif.

Le constat dressé par la PEC-CI est sans appel : les modèles précédents, basés sur des compromis partisans, ont montré leurs limites à travers des violences post-électorales et des pertes humaines tragiques. La dissolution récente de la CEI, effectuée sans consultation préalable de l’opposition ou des forces vives de la nation, inquiète les observateurs qui craignent une fragilisation du processus démocratique à l’approche des prochains scrutins.

En somme, la réussite des futures échéances repose, selon ces organisations, sur une réforme courageuse et consensuelle capable de rétablir durablement la confiance entre les citoyens, les acteurs politiques et leurs institutions de régulation.

Scroll to Top