Le gouvernement camerounais annonce une vaste opération de recrutement dans la fonction publique pour 2026 avec 2 305 postes à pourvoir.
Pour l’année 2026, l’État du Cameroun lance une campagne de recrutement exceptionnelle dans sa fonction publique. À travers 36 arrêtés ministériels publiés début juin, les modalités d’accès aux différents concours et tests de sélection ont été officiellement dévoilées. Joseph Le, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a détaillé la répartition des places disponibles dans une note officielle adressée aux administrations concernées.
Les recrutements s’articulent autour de plusieurs dispositifs. D’abord, 890 postes sont ouverts aux concours classiques, incluant 470 places réservées aux fonctionnaires des secteurs clés comme les finances, l’agriculture, les mines, le génie civil ou encore la santé publique. Par ailleurs, 100 places sont proposées via des concours de formation à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) et aux Centres Nationaux de la Jeunesse et des Sports (CENAJES). L’École nationale d’administration et de la magistrature (ENAM) propose quant à elle 220 places, tandis que 100 autres seront attribuées après un test de sélection.
Les recrutements spéciaux, décidés par le chef de l’État, ciblent particulièrement les secteurs de la santé et de l’éducation. Un total de 1 200 postes est concerné par cette procédure, dont 1 000 pour les auditeurs libres des Écoles normales supérieures (ENS) et des Écoles normales supérieures d’enseignement technique (ENSET). Les 200 places restantes sont réservées aux médecins spécialistes. À ces chiffres s’ajoutent 920 postes supplémentaires ouverts en avril 2026 pour le recrutement de personnel soignant. Les candidats aux auditeurs libres devront, dès le dépôt de leur dossier, choisir l’établissement où ils souhaiteront exercer avant de composer dans le centre régional associé.
Enfin, 215 postes seront pourvus par le biais de concours professionnels. Il est important de souligner que ce volume de recrutements représente une baisse de 555 places par rapport à 2025, où 2 860 postes avaient été proposés.