Rdc : malgré l’accord de paix, l’est reste en proie aux violences

Dans l’est de la RDC, les affrontements entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 se sont intensifiés ces derniers mois, sur fond d’épidémie d’Ebola. Il y a un an, un accord de paix était scellé à Washington en présence du secrétaire d’État américain et des ministres congolais et rwandais.

Violences dans l'est de la RDC - Un an après l'accord de paix RDC/Rwanda, la région fait toujours face au "statu quo"

La République démocratique du Congo, éprouvée par trois décennies de conflits, connaît une recrudescence des violences depuis le retour en 2021 du M23. Ce groupe rebelle bénéficie, d’après l’ONU, d’un appui militaire du Rwanda.

Le 9 avril 2025, après une réunion entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, des discussions ont débuté à Doha entre l’Alliance fleuve Congo, aile politique du M23, et les autorités congolaises, sous l’égide du Qatar.

Parallèlement, Washington a mené des négociations pour un accord de paix. Le 27 juin 2025, un traité a été paraphé entre Kigali et Kinshasa, avec la participation de Marco Rubio, secrétaire d’État américain.

Depuis cette date, la région est « dans un statu quo », selon Bob Kabamba, politologue à l’Université de Liège. « Les territoires conquis par la rébellion demeurent sous son emprise, et des tirs ainsi que des infractions au cessez-le-feu sont observés, tant du côté de Kinshasa que du M23. »

Malgré l’accord, le M23 « poursuit ses recrutements », ajoute le chercheur. « Dans cette dynamique, c’est la rébellion qui domine actuellement. … Ce sont les rapports de force sur le terrain qui dicteront les futurs agendas », conclut-il.

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