RDC: Jean-Claude Tshilumbayi dresse le bilan de sept ans de gouvernance Tshisekedi

Face aux critiques l’accusant de vouloir modifier la Constitution pour dissimuler un bilan décevant, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a présenté vendredi soir une synthèse chiffrée de ce qu’il considère comme les accomplissements du régime depuis 2019.

En matière sociale, il a souligné la mise en œuvre de la gratuité scolaire, qui aurait permis à six millions d’enfants de retrouver le chemin de l’école. Il a également mentionné que deux millions et demi de femmes ont bénéficié de prises en charge gratuites pour leurs accouchements.

Dans la fonction publique, il a indiqué qu’en 2018, l’UDPS avait hérité d’un million d’agents recrutés sans numéro matricule ni salaire durant la campagne de Shadary, ainsi que de 400 000 « nouvelles unités » sans rémunération depuis des années. Il a affirmé que toutes ces personnes ont été régularisées et payées.

Sur le plan sanitaire, le pays comptait 1 700 médecins payés 300 dollars. Ils seraient désormais 7 800, avec un salaire de 2 400 dollars. Les magistrats, qui touchaient 400 dollars, et les policiers, qui percevaient 80 dollars mensuels, ont également vu leurs rémunérations augmenter.

Côté infrastructures, Tshilumbayi a revendiqué la construction d’universités de rang international, de sept grands hôpitaux – dont l’hôpital Mama Yemo, resté à l’abandon depuis 1917 –, de 1 500 écoles et de plusieurs aéroports. Le réseau routier serait passé de 3 000 à 9 000 kilomètres en sept ans.

Quant au budget de l’État, il est passé, selon lui, de 3 milliards de dollars à 18 milliards, avec des réserves de change en forte hausse.

« Dire qu’on parle de Constitution pour cacher un échec de gouvernance est un débat ridicule », a-t-il tranché, avant de poser la question centrale : « Par quelle voie notre peuple doit-il s’exprimer ? »

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