C’est dans une atmosphère de tension palpable que les débats judiciaires concernant Succès Masra ont débuté au sein d’une salle exiguë de la Cour suprême. Bien que le leader des Transformateurs ne soit pas physiquement présent à l’audience, la procédure suit son cours sous le regard attentif de ses représentants légaux.
Le périmètre entourant l’institution judiciaire a été placé sous un verrouillage sécuritaire strict. Un déploiement massif incluant des unités de la gendarmerie, de la police nationale ainsi que des gardes nomades a été observé aux abords des carrefours stratégiques et des principales voies d’accès menant au tribunal.
Une audience sous haute surveillance et à huis clos pour la presse
La transparence des débats a été compromise dès l’entame de la séance. L’ensemble des journalistes, qu’ils travaillent pour des médias nationaux ou internationaux, ont été contraints d’évacuer les lieux sur ordre des autorités. Même le responsable d’antenne de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) s’est vu refuser l’accès par le commandement des gardes nomades.
À l’intérieur, les échanges entre le président de la Cour suprême et le collège d’avocats assurant la défense de Succès Masra ont néanmoins commencé. Le conseil de l’opposant s’attèle désormais à porter sa voix devant la haute juridiction tchadienne, malgré l’absence physique du prévenu.