Depuis Touba, ce dimanche, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a adressé une mise en garde explicite au Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, ravivant la possibilité d’une motion de censure contre l’administration en place. Le leader du parti Pastef, dont la formation détient une majorité substantielle au sein de l’hémicycle, a souligné que cet outil constitutionnel demeure à sa disposition, prêt à être activé si la conjoncture politique l’exigeait.
Il convient de rappeler que le président de l’Assemblée nationale avait déjà formulé à plusieurs reprises des avertissements, précisant qu’aucun « chèque en blanc » ne serait octroyé à l’exécutif. Il avait cependant toujours tempéré ses propos en affirmant ne pas vouloir recourir à cette prérogative pour « organiser le chaos institutionnel ». Néanmoins, son intervention à Touba a révélé une détermination accrue, s’inscrivant dans un climat politique déjà tendu, marqué par l’invalidation de la révision constitutionnelle et ses critiques directes envers le Président Diomaye Faye.