Une application rigoureuse de la législation nationale
Lors d’une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a affiché une détermination sans faille concernant la répression de l’homosexualité au Sénégal. Interpellé sur le récent renforcement des sanctions pénales, le chef du gouvernement a balayé toute idée de moratoire ou de suspension du texte législatif, malgré les appels de certains intellectuels.
Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de freiner ce qu’il considère comme une progression du phénomène. Il a ainsi exigé des autorités judiciaires une application « totale, impersonnelle et parfaite » de la loi en vigueur. Ousmane Sonko a précisé qu’aucun traitement de faveur ne serait accordé, assurant qu’il n’est pas question de protéger des personnalités influentes, alors que plus d’une centaine d’interpellations ont déjà été enregistrées au cours des trois derniers mois.
Le rejet des pressions internationales
Face aux critiques et aux condamnations émanant de la scène internationale, le dirigeant sénégalais a opposé une fin de non-recevoir catégorique. Il a notamment ciblé les réactions observées en France, dénonçant des « gesticulations » étrangères et ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident ».
Selon le Premier ministre, les nations occidentales tenteraient d’imposer leurs modèles sociétaux au reste du monde à travers une influence médiatique accrue. « S’ils ont opté pour ces pratiques, c’est leur problème, mais nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux », a martelé Ousmane Sonko devant les députés. Il a conclu son intervention en brandissant la menace d’un nouveau durcissement de l’arsenal juridique si la situation l’exigeait, affirmant la primauté des valeurs nationales sur les injonctions extérieures.