Ousmane Sonko dément toute pression sur le président du Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal clarifie la situation institutionnelle

Ousmane Sonko s'exprimant à l'Assemblée nationale

Lors d’une séance parlementaire dédiée aux réformes du Code du travail et de la sécurité sociale, Ousmane Sonko a balayé les rumeurs d’un ultimatum adressé au président de la République. Le président de l’Assemblée nationale a réaffirmé que les démarches engagées s’inscrivaient pleinement dans le cadre constitutionnel, sans aucune volonté de confrontation.

En pleine séance plénière, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal a tenu à dissiper les spéculations politiques autour de la révision constitutionnelle. Sans ambiguïté, il a rejeté les allégations évoquant une pression exercée sur l’exécutif, qualifiant ces interprétations de totalement infondées. « C’est faux, on ne l’a pas fait au président », a-t-il déclaré avec fermeté, soulignant l’absence de toute tension institutionnelle.

Ousmane Sonko a rappelé que la procédure législative en cours s’appuyait strictement sur les prérogatives constitutionnelles du Parlement. Son intervention visait à clarifier la nature des échanges entre les pouvoirs publics, insistant sur le respect des mécanismes démocratiques. Pour lui, l’objectif reste l’avancement d’un débat public déjà engagé depuis plusieurs mois, dans un cadre institutionnel apaisé.

Le président de l’Assemblée nationale a développé une argumentation juridique pour étayer sa position. Il a souligné que la révision constitutionnelle, en tant que pouvoir constituant dérivé, était encadrée par les dispositions de la Constitution et les décisions du Conseil constitutionnel. Une référence particulière a été faite à la décision de 2006 du Conseil constitutionnel, qu’il a présentée comme un fondement de la légitimité de l’action parlementaire.

Un fonctionnement institutionnel normal, selon Sonko

Face aux interprétations politiques évoquant des frictions entre les institutions, Ousmane Sonko a tenu à rassurer : « Aucune crise au sommet de l’État ». Il a décrit le processus en cours comme l’expression d’un dialogue des pouvoirs fonctionnel, où chaque organe exerce ses compétences sans empiéter sur celles des autres. Le contrôle du Conseil constitutionnel garantit, selon lui, le bon équilibre entre les institutions.

Il a catégoriquement rejeté l’idée d’un affrontement institutionnel, affirmant que la démarche parlementaire ne constituait ni une usurpation ni une tentative de pression sur l’exécutif. « Ceux qui espéraient une crise au sommet de l’État peuvent la chercher ailleurs », a-t-il lancé avec conviction, insistant sur la poursuite normale du processus législatif.

En conclusion, Ousmane Sonko a réaffirmé que la révision constitutionnelle suivrait son cours, conformément aux règles en vigueur. L’avis de l’exécutif, qu’il soit exprimé ou non, ne conditionnerait pas l’aboutissement de cette procédure. L’essentiel, selon lui, réside dans le respect scrupuleux des mécanismes institutionnels, dans un cadre stable et juridiquement sécurisé.

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