Lors d’un rassemblement organisé samedi à Bambey, Ousmane Sonko, figure majeure du PASTEF, a partagé un avertissement solennel avec ses militants. Le leader politique a souligné la possibilité de tentatives de déstabilisation visant à fragiliser les rangs de son mouvement.
D’après sa déclaration, ces provocations pourraient prendre plusieurs formes, certaines étant spécifiquement dirigées contre sa personne. Ousmane Sonko a mis en garde contre l’utilisation potentielle d’institutions étatiques pour le cibler, dans l’espoir de déclencher des réactions chez ses soutiens et d’attiser les tensions dans le pays.
« Ils multiplieront les provocations, y compris contre ma personne. Ils chercheront à instrumentaliser des services publics à mon encontre », a-t-il expliqué avec fermeté.
Le président du PASTEF a détaillé la stratégie présumée de ses adversaires : atteindre directement sa personne pour semer le trouble au sein de ses militants et déstabiliser le Sénégal.
« Leur calcul est clair : pour ébranler Pastef ou le pays, il faut s’attaquer à moi », a-t-il martelé.
Outre les risques de déstabilisation, Ousmane Sonko a également pointé du doigt les entraves supposées à certaines activités de son parti, notamment la distribution de cartes d’adhésion. Malgré ces obstacles, il a réaffirmé sa détermination à éviter au Sénégal un retour aux périodes de crise récentes.
« Le Sénégal ne connaîtra plus ces moments sombres tant que j’œuvrerai pour sa stabilité », a-t-il assuré, rejetant toute tentative de manipulation.
Cette intervention s’inscrit dans un paysage politique sénégalais en pleine mutation, marqué par la création d’un nouveau parti présidentiel et les débats sur l’avenir des forces politiques locales. Ousmane Sonko a ainsi réaffirmé son engagement en faveur d’une cohésion nationale préservée des tensions artificielles.