Cela fait maintenant quatre saisons que l’Ol Lyonnes attend de soulever à nouveau le trophée de la Ligue des champions. Pour l’institution la plus couronnée de l’histoire avec huit titres, cette attente semble interminable. Pourtant, depuis six ans, une force majeure barre la route des joueuses de Michele Kang : le Fc Barcelone.
Le club catalan a marqué les esprits en participant à six finales consécutives, remportant les éditions 2021, 2023 et 2024. Les deux puissances se sont déjà croisées à ce stade : en 2022, lors du dernier sacre lyonnais, et en 2024, pour le dernier titre barcelonais. Ce samedi 23 mai à 18h à Oslo, en Norvège, cette nouvelle confrontation s’annonce comme une bataille épique entre les deux meilleures formations du continent.
L’Ol Lyonnes à la conquête d’un quadruplé historique
Si la domination lyonnaise a pu paraître contestée ces dernières années, la saison 2026 marque un retour en force spectaculaire. Sous la direction de Jonatan Giráldez, ancien technicien du camp d’en face, l’équipe est en lice pour un quadruplé historique. Après avoir empoché la Coupe de la Ligue en mars et la Coupe de France le 10 mai, le groupe vise désormais la scène européenne avant de conclure le championnat d’Arkema Première Ligue face au Paris Fc.
« Notre objectif était d’atteindre ces quatre finales. C’est fait. Maintenant, nous voulons les quatre trophées pour montrer à l’Europe notre progression et rendre fier le public français », affirme avec détermination Selma Bacha. Sa capitaine, Wendie Renard, qui cumule déjà 41 titres avec le club, renchérit : « Nous écrivons une page extraordinaire de notre histoire, mais seule la victoire compte pour que cela reste gravé dans les mémoires. »
« Nous possédons un effectif de très haut niveau. Ce sont les titres qui forgent la légende », ajoute Melchie Dumornay, récemment distinguée comme meilleure joueuse de la saison. « Nous voulons prouver que le club a su se renouveler et effacer le souvenir de notre dernière défaite face à Barcelone. »
Un neuvième sacre permettrait d’asseoir encore un peu plus le record européen détenu par le club. Ada Hegerberg, première lauréate du Ballon d’Or, souligne la difficulté de la tâche : « Gagner a pu sembler simple de l’extérieur, mais ça ne l’a jamais été. Revenir en finale après tant de changements dans le staff et l’effectif est une performance impressionnante. Lyon reste pour moi le meilleur endroit pour viser les sommets. »
Une finale en terre norvégienne, un symbole fort pour les joueuses
Au-delà de l’enjeu sportif, cette finale à Oslo revêt une dimension émotionnelle particulière pour les deux Norvégiennes de l’effectif, Ada Hegerberg et Ingrid Engen. Elles comptent bien briller devant leur public et offrir une vitrine exceptionnelle au football féminin dans leur pays d’origine.
« J’ai hâte de fouler cette pelouse avec mon équipe et de présenter nos joueuses d’exception, comme Wendie Renard, au peuple norvégien. C’est l’occasion de montrer ce qu’est la grande classe du football féminin chez moi », confie l’attaquante présente au club depuis douze ans.
Pour Ingrid Engen, arrivée de Barcelone à l’été 2025, l’émotion est tout aussi vive : « Disputer ce match en Norvège était un véritable objectif. Nous voulions absolument vivre ce moment dans le stade où nous évoluons habituellement avec la sélection nationale. »
Pour les supporters restés entre Rhône et Saône, l’événement sera célébré sur la place des Terreaux. Une fan-zone inédite y sera installée pour permettre de suivre le choc en direct sur écran géant, une première pour l’histoire de l’Ol Lyonnes.