N’Djamena : pourquoi les prix des matériaux de construction explosent-ils ?

Dans la capitale tchadienne, les ménages comme les entrepreneurs voient leurs projets de construction ralentis par une hausse brutale des prix des matériaux. Les prix en quincaillerie ont atteint des niveaux records, rendant l’accès à la pierre et au ciment plus difficile que jamais.

Des hausses spectaculaires sur les matériaux essentiels

Plusieurs produits de construction affichent des augmentations vertigineuses depuis quelques semaines. Par exemple, le lambour, autrefois proposé à 3 000 FCFA, se négocie désormais entre 4 500 et 5 000 FCFA. Le chevron, élément clé des charpentes, a vu son prix passer de 6 000 à 9 000 FCFA. Quant à la planche blanche, indispensable pour les cloisons et les finitions, son tarif est passé de 9 000 à 14 000 FCFA. Même le sac de ciment Dangote, référence dans le secteur, est désormais vendu à 11 000 FCFA.

Des taxes douanières en cause

Les professionnels du secteur pointent du doigt les nouvelles taxes douanières sur les importations, qui ont fait exploser les coûts d’approvisionnement. « Les prix ont grimpé à cause des tarifs douaniers qui ont doublé », confie Mahamat, gérant d’une quincaillerie à N’Djamena. Selon les commerçants, cette mesure gouvernementale a directement impacté les prix de vente, rendant les matériaux inaccessibles pour de nombreux projets.

Un secteur en tension

Cette situation met en difficulté les particuliers souhaitant construire ou rénover leur logement, ainsi que les entreprises du BTP. Les artisans, déjà confrontés à des marges réduites, peinent à absorber ces hausses soudaines. Les appels à une révision des politiques douanières se multiplient, alors que les stocks s’épuisent et que les délais de livraison s’allongent.

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