À N’Djamena, des journalistes du Sahel s’unissent pour sécuriser leur travail environnemental
Face aux défis croissants rencontrés par les professionnels des médias dans la région du Sahel, une rencontre inédite s’est tenue à N’Djamena. Une vingtaine de journalistes, principalement spécialisés dans les questions environnementales, se sont retrouvés pour échanger sur les moyens de renforcer leur protection juridique et opérationnelle.
Organisé au sein du Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD), cet atelier régional a été lancé sous l’impulsion de Reporters sans frontières (RSF). L’objectif ? Renforcer les compétences des participants sur leurs droits, tout en leur offrant des solutions concrètes pour anticiper les risques liés à leur métier.
Un cadre officiel pour défendre la liberté de la presse environnementale
L’ouverture des travaux a été marquée par la présence du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement tchadien, Gassim Chérif Mahamat. Lors de son allocution, il a souligné l’importance des médias dans la diffusion d’informations cruciales sur les enjeux environnementaux. Il a également insisté sur la nécessité de créer un environnement propice à l’exercice du journalisme, où les professionnels peuvent travailler en toute sécurité.
Des échanges concrets pour une meilleure protection
Sur plusieurs jours, les participants ont abordé des thématiques variées : protection juridique des journalistes, sécurité physique et numérique, ainsi que les défis spécifiques liés à la couverture des sujets environnementaux. Ces échanges ont permis de partager des expériences entre professionnels de différents pays, comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad.
Selon Ndeye Diary Ba, chargée de projets pour l’Afrique subsaharienne à RSF, cette initiative répond à un besoin urgent. « Dans une zone où le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et l’insécurité menacent les populations, les journalistes environnementaux jouent un rôle clé. Ils doivent pouvoir informer en toute sécurité », a-t-elle expliqué.
Les travaux devraient aboutir à des recommandations visant à améliorer la sécurité des journalistes et à renforcer leur cadre juridique dans les pays du Sahel.