Mor tallah gueye quitte le fdcuiC pour soutenir ousmane sonko

Le Sénégal traverse une période politique marquée par des ruptures significatives au sein même de ses mouvements engagés. Mor Tallah Gueye, figure reconnue du Front pour la défense des citoyens unis pour l’impact et le changement (FDCUIC), vient de rendre publique sa démission de la présidence du Conseil d’Administration de cette structure. Une décision lourde de sens, prise au nom d’une fidélité inébranlable envers Ousmane Sonko et les idéaux portés par le mouvement Pastef.

Dans une déclaration poignante, l’ancien PCA explique son choix : « J’ai décidé de quitter mon poste pour incarner pleinement les valeurs de souveraineté et de changement que nous avons toujours défendues ». Il rappelle que son engagement initial reposait sur la conviction d’un Sénégal capable de rompre avec un système qu’il juge oppressif. Pourtant, les événements récents l’ont convaincu que la dérive guettait : « Ousmane Sonko, symbole de cet espoir, n’est plus dans l’exécutif, tandis que les reniements s’accumulent ».

Mor Tallah Gueye ne cache pas son refus de cautionner ce qu’il perçoit comme un retour en arrière : « Je ne veux pas être complice d’une mécanique qui trahit les aspirations d’un peuple en quête de justice et de liberté ». Son message est clair : le combat doit continuer, mais sans compromis sur les principes fondateurs du mouvement. « Un poste ne fait pas l’engagement ; seul compte la fidélité à ses convictions », souligne-t-il avec conviction.

Cette démission s’inscrit dans un contexte plus large de fractures internes au sein du Pastef, où certains cadres choisissent de tourner le dos à l’appareil d’État pour rester fidèles à Ousmane Sonko. Parmi eux, le coordonnateur de la Jeunesse patriotique du Sénégal à Touba a également quitté ses fonctions à la Présidence, quelques jours seulement avant cette annonce. Ces départs, bien que minoritaires, révèlent une ligne de clivage de plus en plus visible entre les partisans du président de la République et ceux qui soutiennent l’ancien Premier ministre.

Ces événements illustrent une réalité politique complexe, où les divisions au sommet du pouvoir se répercutent jusqu’au sein des organisations engagées pour le changement. Pour les observateurs, cette série de démissions pourrait préfigurer une recomposition des alliances, voire une radicalisation des positions au sein du mouvement Pastef.

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