Le ministère tchadien du Commerce et de l’Industrie a pris une décision radicale concernant la commercialisation de yaourts à N’Djamena. Dans une annonce officielle, il exige le retrait immédiat de plusieurs lots de produits de quatre marques, jugeant leurs conditions de production et de conservation non conformes aux exigences sanitaires.
contrôle sanitaire : des manquements graves détectés dans des usines de N’Djamena
C’est à l’issue d’une campagne de vérification menée par le Centre de contrôle de qualité des denrées alimentaires (CECOQDA) du 1er au 5 juin 2026 que les anomalies ont été révélées. Les inspecteurs ont examiné plusieurs unités de production de yaourt dans la capitale et ont constaté des défauts majeurs dans les processus d’hygiène, de stockage et de sécurité alimentaire.
Les résultats des analyses en laboratoire ont confirmé une qualité microbiologique et chimique insatisfaisante des échantillons prélevés. Face à ces constats, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a signé un communiqué exigeant des mesures immédiates.
quatre fabricants de yaourt mis en cause
Les entreprises concernées par cette décision sont :
- Tami Yaourt ;
- Yaourt Alkhiza ;
- Lazza Yaourt ;
- Yaourt Gamar.
Le communiqué ministériel précise que tous les lots de yaourt produits par ces sociétés doivent être retirés des rayons sans délai. Leur distribution est suspendue jusqu’à ce qu’elles se conforment aux normes sanitaires en vigueur.
appel à la prudence et renforcement des contrôles
Le ministère tchadien du Commerce a également annoncé l’extension de ces contrôles à l’ensemble des acteurs de la filière agroalimentaire du pays. Une vigilance accrue est recommandée aux consommateurs, invités à signaler tout produit suspect.
Les entreprises visées ont été invitées à collaborer pleinement avec le CECOQDA pour corriger les manquements et garantir la sécurité des produits avant toute reprise de la commercialisation.