Maroc : le journaliste Ali Lmrabet est de nouveau en garde à vue, RSF l’appelle à sa libération

Le journaliste indépendant franco-marocain Ali Lmrabet a été interpellé à l'aéroport de Tanger le dimanche 12 juillet, puis transféré à Casablanca, la capitale marocaine, où il a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « diffusion présumée de fausses informations ». Reporters sans frontières (RSF) se tient mobilisée aux côtés du journaliste et appelle les autorités marocaines à le libérer immédiatement.

Ali Lmrabet avait déjà été emprisonné en 2003 pour « outrage au roi », après des publications critiques à l'égard du pouvoir. Condamné à quatre ans ferme de prison, il avait finalement été gracié par le roi l'année suivante.

En 2005, il est toutefois interdit d’exercer au Maroc à la suite d’une nouvelle condamnation pour « diffamation ». Refusant de renoncer à son métier, il ne cesse, depuis la France – dont il a la nationalité – l’Espagne, où il vit depuis plusieurs années, de poursuivre son travail journalistique sur des sujets politiques jugés sensibles au Maroc, tels que les sujets sécuritaires.

Son impact et sa légitimité sont reconnus internationalement. En 2014, il figure parmi les « 100 héros de l’information » de RSF pour son engagement indéfectible en faveur de la liberté de la presse. Il publie également des vidéos en ligne, sur sa chaîne YouTube, où il aborde des sujets d’actualité politique.

Le Maroc occupe la 105e place sur 180 pays et territoires dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de RSF.

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