Le Maroc réaffirme son soutien à l’accord de Skhirat pour une Libye apaisée
Lors d’une séance du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, l’ambassadeur Mohamed Arrouchi a exposé la position du Maroc concernant la crise libyenne. Le représentant permanent du Royaume auprès de l’UA a rappelé les étapes clés de la médiation marocaine, des rencontres de Bouznika aux discussions récentes entre les factions de Tripoli et de Cyrénaïque.
Le Maroc a réitéré, mardi devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, son attachement à une issue politique pour la Libye. Lors d’une réunion dédiée à la situation dans le pays, l’ambassadeur Mohamed Arrouchi, représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, a mis en avant les efforts de réconciliation menés par le pays.
L’ambassadeur a souligné que l’Accord de Skhirat, signé en 2015 sous l’égide de l’ONU, reste un pilier pour un règlement durable du conflit libyen. Il a également insisté sur la nécessité de préserver l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Libye, rejetant toute solution imposée par la force.
Mohamed Arrouchi a salué les efforts de l’Union africaine en faveur de la paix, notamment ceux visant à faciliter un dialogue constructif entre les différentes parties libyennes. Il a également rappelé les avancées récentes, comme les discussions tenues à Tripoli et Zenten, qui ont abouti à un accord signé en janvier 2026 entre des représentants du Gouvernement d’unité nationale et des autorités de l’Est.
Le diplomate marocain a évoqué le rôle actif du Maroc dans le rapprochement des factions libyennes, toujours dans le respect des cadres internationaux et des engagements pris à Bouznika. Pour lui, la priorité reste un règlement politique, excluant toute solution militaire.