Un jet présidentiel se posera ce vendredi 17 juillet à 15 heures sur la piste de l’aéroport militaire de Dakar. À bord, Macky Sall, l’ancien président du Sénégal, effectuera une escale express avant de s’envoler vers New York moins de trois heures plus tard. “Son retour n’a rien d’une simple visite protocolaires”, souligne un proche du dossier.
Dès sa descente d’avion, Macky Sall sera reçu en audience par les plus hautes autorités de l’État. Cette étape marque le début d’une tournée diplomatique d’envergure : le candidat à la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies cherche à rallier des soutiens, alors que Dakar n’a pas encore validé sa candidature.
Pourtant, son passage au Sénégal ne fait pas l’unanimité. Entre 2021 et 2024, le pays a connu une période de tensions politiques marquées, alimentant les critiques à son égard. Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), vainqueur de la présidentielle de 2024, pointent notamment la gestion contestée de la dette publique et les violences enregistrées lors des manifestations. “Son nom revient régulièrement dans les débats sur la reddition des comptes des anciens dirigeants”, confie un analyste politique.
Si aucune procédure judiciaire ne le concerne actuellement, Macky Sall incarne pour une partie de l’opinion publique les dysfonctionnements du passé. Son retour éclair au Sénégal s’inscrit donc dans un contexte où chaque geste compte, tant sur la scène nationale qu’internationale.