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Libération d’anciens otages de Boko Haram : l’armée nigériane rend hommage aux survivants

L’armée nigériane a restitué aux autorités locales plus de 400 femmes et enfants, précédemment détenus par les islamistes de Boko Haram dans l’État de Borno, au nord-est du pays. Ces libérations, survenues ce week-end, s’inscrivent dans le cadre d’une opération militaire éclair menée grâce à des renseignements précis.

Depuis plus d’une décennie, la région subissait les assauts d’une insurrection jihadiste dévastatrice, initialement menée par Boko Haram, puis relayée par l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Ces violences ont endeuillé des milliers de familles et poussé des millions de personnes à fuir leurs foyers.

Les enlèvements de masse, souvent monnayés contre rançon, constituent une tactique récurrente des groupes armés dans cette zone. Selon les chiffres officiels, environ 360 personnes ont été secourues lors de l’opération militaire récente, tandis que 82 autres avaient retrouvé la liberté quelques semaines plus tôt.

Le gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, a confirmé un total de 434 anciens captifs libérés, dont les rapts remontaient à l’attaque du village de Ngoshe, situé à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza. Ce territoire, bastion historique de Boko Haram, était déjà ciblé par des raids fréquents.

Hassana Buba, 43 ans, l’une des rescapées, a exprimé sa gratitude dans le camp de déplacés de Pulka : « Nous remercions Allah le tout-puissant pour ce sauvetage. Nous sommes profondément reconnaissantes et célébrons cette libération. »

Les autorités nigérianes démentent catégoriquement le versement de rançons, bien que certains observateurs soulignent que cette pratique, officiellement niée, persisterait aussi bien du côté des familles que des institutions.

Un récent rapport de SBM Intelligence, cabinet d’études basé à Lagos, révèle que près de 1,66 million de dollars ont été versés entre juillet 2024 et juin 2025 à divers groupes armés, incluant des jihadistes, des bandits et des séparatistes.

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