Un an après avoir écrasé l’Inter Milan à Munich, le Paris Saint-Germain a dû batailler fermement ce samedi à Budapest pour rester au sommet de l’Europe. Au terme d’une finale marquée par la tension tactique, les Parisiens ont fait preuve d’une résilience exemplaire pour venir à bout d’Arsenal lors de la séance fatidique des tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.). Ce triomphe permet au club de la capitale d’entrer dans le cercle très fermé des formations ayant réussi à conserver leur couronne en Ligue des champions.
Longtemps gênés par le bloc compact des Londoniens, les joueurs de Paris ont fini par imposer leur expérience. Ils rejoignent ainsi des institutions légendaires comme le Real Madrid, l’Ajax Amsterdam ou le Bayern Munich, capables de réaliser le « back-to-back » dans la plus prestigieuse des compétitions continentales.
L’entame percutante des Gunners
Le technicien Mikel Arteta avait concocté un plan audacieux en titularisant Kai Havertz à la pointe de l’attaque. Un choix payant dès la 6e minute : profitant d’un dégagement contré de Marquinhos, l’international allemand a trompé Matveï Safonov d’une frappe puissante sous la barre transversale. Avec cette réalisation, Havertz entre dans l’histoire en devenant l’un des rares joueurs à marquer en finale pour deux clubs différents, après son but décisif pour Chelsea en 2021.
Durant toute la première période, l’organisation en 4-2-3-1 d’Arsenal a neutralisé les velléités offensives parisiennes. Le trio composé de Doué, Dembélé et Kvaratskhelia a peiné à trouver des espaces face à l’agressivité et au pressing constant des Gunners. David Raya, le portier londonien, a passé une première mi-temps relativement sereine malgré quelques tentatives lointaines.
Le réveil parisien et l’égalisation
Il a fallu attendre l’heure de jeu pour voir Paris accélérer. Sur une combinaison avec Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia a été fauché dans la surface par Cristhian Mosquera. Après intervention de l’assistance vidéo, le penalty a été confirmé. Ousmane Dembélé, le Ballon d’Or 2025, a pris ses responsabilités pour transformer la sentence d’une frappe croisée chirurgicale (65e).
Revigorés par ce but, les Parisiens ont multiplié les assauts. Kvaratskhelia a touché le montant à la 77e minute, tandis que Bradley Barcola a buté à plusieurs reprises sur un David Raya vigilant en fin de rencontre. Malgré une domination nette en fin de match et durant la prolongation, marquée par la fatigue des deux camps, le score n’a plus évolué, menant inévitablement aux tirs au but.
La maîtrise absolue lors de la séance fatidique
Le Paris Saint-Germain a une nouvelle fois confirmé son statut de spécialiste des tirs au but. C’est le quatrième trophée que le club décroche de cette manière cette saison, après ses succès en Supercoupe d’Europe, en Coupe intercontinentale et lors du Trophée des champions. Si Matveï Safonov n’a pas eu besoin de s’interposer, la maladresse d’Eberechi Eze et de Gabriel, qui ont tous deux manqué le cadre, a scellé le destin de la rencontre.
Une fin de match sous haute tension arbitrale
La prestation de l’arbitre Daniel Siebert a suscité de vives réactions. Plusieurs décisions ont alimenté la frustration des deux camps, notamment une main suspecte de Bukayo Saka dans sa propre surface non sifflée en début de match. Le camp parisien a également regretté l’absence d’un second carton jaune pour Mosquera suite au penalty provoqué.
De son côté, Arsenal a crié à l’injustice lorsque Noni Madueke s’est écroulé dans la surface après un contact avec Nuno Mendes durant la prolongation, sans obtenir gain de cause. Malgré ces polémiques, c’est bien le club français qui soulève à nouveau le trophée, confirmant sa suprématie actuelle sur le football européen.