Le nouveau parti politique du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye

Bassirou Diomaye Faye officialise un nouveau parti politique au Sénégal

Le lancement du parti « les Patriotes républicains » par le président sénégalais marque une étape charnière dans l’histoire politique récente du pays. Cette initiative survient après des tensions majeures avec son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, ancien allié au sein du Pastef, et reflète une profonde restructuration du paysage politique sénégalais.

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Le président Bassirou Diomaye Faye lors de son discours officiel.

Le président Bassirou Diomaye Faye lors de la présentation de son nouveau parti.

Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé samedi 25 juillet 2026 à Dakar son nouveau parti politique, « les Patriotes républicains ». Cette initiative s’inscrit dans un contexte de profonde recomposition du paysage politique sénégalais, marqué par des tensions croissantes avec son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, avec qui il partageait une longue histoire militante au sein du Pastef.

Cette scission politique fait suite au limogeage d’Ousmane Sonko le 22 mai 2026, provoqué par des divergences majeures au sein de l’exécutif. Lors de la cérémonie de lancement, le chef de l’État a souligné que ce nouveau parti vise à rassembler les forces patriotiques autour de valeurs communes : le service du développement national, la proximité avec les citoyens et l’engagement en faveur d’un Sénégal uni.

Le président Faye a rappelé que la création de cette formation politique résulte d’un processus de restructuration engagé dès novembre 2025. Ce projet avait pour objectif de fédérer les différentes composantes de la majorité présidentielle au sein d’une structure unique, ouverte et inclusive. Aminata Touré, superviseure générale de la coalition « Diomaye Président », a confirmé lors de l’assemblée constitutive que 437 partis et mouvements politiques ont choisi de se fondre au sein de ce nouveau parti.

La naissance des « Patriotes républicains » intervient également dans un contexte juridique complexe. En effet, le Conseil constitutionnel a rendu courant juillet une décision déclarant « inconstitutionnelle » la procédure ayant conduit à l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi de révision constitutionnelle, à la suite d’un recours déposé par le président de la République.

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