Une attaque violente menée par le groupe djihadiste Boko Haram a frappé une position militaire dans le sud-est du Niger, près de la ville de N’Guigmi, le vendredi. Cet assaut a coûté la vie à une dizaine de soldats nigériens, plongeant la société nigérienne dans la consternation.
N’Guigmi, une ville garnison stratégiquement située dans la région de Diffa, est bordée par le lac Tchad. Cette vaste étendue d’eau et de marécages, partagée entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, est malheureusement devenue, depuis 2009, un foyer d’activités pour les groupes extrémistes. La localité est connue pour abriter des combattants de Boko Haram ainsi que des membres de l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
L’attaque meurtrière et les opérations en cours
L’assaut, survenu vendredi matin, a provoqué la mort d’environ dix militaires. Des habitants de la ville ont rapporté que des pertes ont également été infligées aux assaillants. Actuellement, l’armée nigérienne mène des opérations de ratissage intensives dans les environs afin de sécuriser la zone et de traquer les responsables de cette incursion.
Des témoignages émanant de N’Guigmi, relayés notamment sur les plateformes sociales, confirment le bilan des victimes militaires, précisant que dix soldats et quatre éléments de la garde nationale ont perdu la vie lors de cette attaque. L’actualité Niger reste focalisée sur cet événement tragique, alors que les autorités confirment que ces pertes humaines sont survenues à la suite de l’offensive de la secte Boko Haram en périphérie de N’Guigmi.