Alors que la ferveur des supporters de Saint-Étienne avait marqué le match aller, l’ambiance sera radicalement différente pour la manche retour à l’Allianz Riviera ce vendredi. Le duel décisif entre l’OGC Nice et l’ASSE se déroulera en effet dans un stade vide.
La Commission Supérieure d’Appel de la Fédération Française de Football (FFF) a rendu son verdict ce mercredi, confirmant la sanction de huis clos infligée au club azuréen. Cette décision fait suite aux débordements constatés lors de la réception de Metz le 17 mai dernier.
Initialement, la sanction prévoyait deux rencontres à huis clos ferme et une troisième avec sursis. Le jugement en appel a légèrement évolué : le Gym écope de deux matchs fermes sans public, mais se voit également infliger un retrait d’un point avec sursis pour l’exercice 2026/2027.
Une décision jugée incompréhensible par la direction niçoise
Dans une réaction officielle empreinte d’amertume, l’OGC Nice a qualifié cette confirmation d’« hérésie ». Le club souligne que cette mesure intervient malgré sa coopération totale avec les services de l’État et une gestion de crise qui avait pourtant été saluée par les officiels de la ligue durant la rencontre concernée.
Pour l’état-major niçois, disputer une rencontre aussi déterminante pour son avenir sportif dans un stade désert est une épreuve d’une sévérité exceptionnelle. Le club déplore que l’ensemble de ses fans soit privé d’un événement capital, tant pour l’enjeu sportif que pour la dimension émotionnelle qu’il représente.
Face à cette situation, les dirigeants azuréens ne comptent pas en rester là. Ils ont annoncé leur intention de saisir le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) pour une procédure de conciliation. Si cette étape ne permet pas d’obtenir gain de cause, le club envisage de porter l’affaire devant le Tribunal Administratif afin de défendre ses intérêts.