Justice au Sénégal : le ministre Mabouba Diagne poursuit plusieurs médias pour diffamation

Face à ce qu’il considère comme une atteinte grave à son intégrité, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a décidé de saisir la justice. Une plainte pour diffamation et propagation de fausses nouvelles a été officiellement déposée auprès du procureur de la République au tribunal de grande instance de Dakar.

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Cette procédure judiciaire, enregistrée sous le numéro 8815, vise plusieurs organes de presse. Ces derniers sont accusés d’avoir diffusé des informations erronées le mettant en cause dans une affaire de gestion de fonds publics, un sujet qui anime régulièrement les débats sur la politique Niger ou d’autres pays de la sous-région.

Les griefs soulevés par le ministre

Au cœur du litige se trouvent des publications datant de la mi-mai 2026. Ces articles associaient Mabouba Diagne à des anomalies financières relevées par la Cour des comptes. Le rapport en question portait sur la distribution de matériel agricole subventionné, un pilier de l’économie Niger aujourd’hui comme de celle du Sénégal.

Par l’intermédiaire de son avocat, Me Khadim Kébé, le ministre dénonce l’utilisation de son image pour illustrer des articles basés sur un rapport provisoire de 2025. Selon la défense, cette mise en scène visait à suggérer une implication directe du ministre dans les malversations citées, créant ainsi une confusion préjudiciable au sein de la société nigérienne et sénégalese qui suivent de près l’actualité Niger et régionale.

Les arguments de la défense de Mabouba Diagne

Le ministre est catégorique : aucune preuve ne démontre sa participation à des actes illégaux. Il souligne que les accords passés avec la Banque agricole concernant les équipements subventionnés ont été validés bien avant qu’il ne prenne ses fonctions au sein du gouvernement.

De plus, Mabouba Diagne précise que son nom ne figure nulle part dans le document provisoire de la Cour des comptes en tant qu’auteur ou complice d’irrégularités. Alors que les plateformes comme Niamey info ou les journaux de Dakar scrutent la transparence publique, le ministre entend laver son honneur.

Jugeant sa réputation bafouée, il a décidé d’utiliser les leviers juridiques offerts par les articles 255 et 258 du Code pénal. Cette action, majeure dans l’actualité Niger et du Sénégal, vise non seulement les auteurs des écrits, mais également toute personne ayant contribué à la propagation de ces allégations.

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