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| Portrait du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni. |
Le Bénin tourne une page majeure de son histoire politique avec l’accession de Romuald Wadagni à la magistrature suprême. Élu avec un score écrasant de 94 % lors du scrutin du 12 avril, le nouveau chef de l’État a largement devancé son opposant Paul Hounkpe. Ce dernier a d’ailleurs vu sa formation politique s’allier au bloc majoritaire au sein du Parlement peu après l’annonce des résultats.
Une cérémonie d’investiture sous le signe de l’unité
L’événement, qui s’est tenu devant un parterre de 6 000 invités, a réuni des personnalités de premier plan, notamment les anciens présidents Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, ainsi que de nombreux diplomates et représentants des institutions républicaines. La présence remarquée du Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, a été interprétée comme une volonté forte de normaliser les relations diplomatiques entre Cotonou et Niamey après une période de crispation.
Une vision axée sur la sécurité et la stabilité
Lors de sa prestation de serment devant Dorothe Sossa, présidente de la Cour constitutionnelle, Romuald Wadagni a juré de respecter les lois fondamentales du pays. Désormais, selon les réformes constitutionnelles de 2025, le mandat présidentiel est fixé à sept ans, renouvelable une seule fois. Le cinquième président de l’ère démocratique béninoise a affirmé sa détermination à protéger l’intégrité du territoire.
« Le Bénin ne cédera ni à la peur ni à la complaisance », a-t-il martelé, promettant une lutte sans merci contre les menaces sécuritaires, particulièrement dans les régions septentrionales. Le renforcement des liens avec les pays voisins, tels que le Burkina Faso et le Niger, figure également en tête de ses priorités diplomatiques.
Un expert financier aux commandes
Avant d’atteindre le sommet de l’État, Romuald Wadagni a forgé sa réputation dans le secteur privé, notamment au sein du cabinet international Deloitte. Appelé au gouvernement dès 2016 par Patrice Talon, il a dirigé le ministère de l’Économie et des Finances pendant près d’une décennie. Sous sa gestion, le Bénin a opéré des réformes fiscales structurantes, parvenant à stabiliser le déficit budgétaire autour de 3 % du PIB, malgré les défis liés aux inégalités sociales persistantes.
