Au Sénégal, la situation d’un ressortissant français suscite une attention particulière. Cet homme est actuellement privé de liberté depuis le 14 février dernier, suite à une interpellation motivée notamment par des accusations d’« actes contre-nature ».
Un ingénieur visé par de multiples chefs d’accusation
Le suspect, un ingénieur d’une trentaine d’années établi à Dakar, a été arrêté dans le cadre d’une opération de police d’envergure. Outre les faits liés à son orientation sexuelle, il fait face à des poursuites pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et tentative de transmission du VIH.
Un contexte législatif de plus en plus répressif
Cette procédure judiciaire intervient alors que le Sénégal a récemment franchi une nouvelle étape dans la répression de l’homosexualité. Une loi durcissant les sanctions a été votée début mars, puis promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye. Désormais, les relations entre personnes de même sexe sont passibles de peines allant de cinq à dix ans de prison.
Dans ce pays où la religion occupe une place centrale, les actes homosexuels sont officiellement considérés comme des déviances. Le renforcement de l’arsenal législatif était une attente forte d’une partie de la population et un engagement politique du gouvernement actuel.
Mobilisation des services diplomatiques
L’ambassade de France à Dakar suit de très près l’évolution de ce dossier. Dans le cadre de la protection consulaire, le détenu a déjà pu s’entretenir à quatre reprises avec des représentants du consulat. Les autorités françaises restent en contact permanent avec la famille de l’ingénieur pour les tenir informés des développements de l’enquête.
Face à cette situation, la diplomatie française rappelle son attachement fondamental au respect des droits de l’Homme dans leur globalité. Elle continue de militer pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité et pour la défense des droits des personnes LGBT+, tout en luttant contre les discriminations basées sur l’identité de genre.