Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont fermement réagi aux allégations formulées par les dirigeants de la coalition politico-militaire AFC/M23 concernant la situation dans l’Est du pays. Dans un communiqué officiel, l’armée congolaise qualifie ces accusations de « campagne de propagande et de désinformation » destinée à ternir l’image des institutions républicaines.
Le porte-parole intérimaire des FARDC, lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, a signé un document dans lequel l’état-major rejette catégoriquement les allégations de massacres ou d’exterminations ciblant la communauté banyamulenge. Selon l’armée, ces affirmations sont « totalement dénuées de fondement » et visent à masquer les graves violations du droit international humanitaire imputées à la coalition RDF-AFC/M23.
« Les Forces armées de la République démocratique du Congo rejettent catégoriquement les accusations faisant état de prétendus massacres, exterminations ou persécutions dirigés contre une quelconque communauté congolaise. Ces allégations sont dénuées de tout fondement »
Les FARDC dénoncent également une tentative d’instrumentalisation des identités communautaires et linguistiques par l’AFC/M23. L’objectif, selon elles, serait d’opposer artificiellement les populations de l’Est aux autres Congolais, affaiblissant ainsi la cohésion nationale.
L’armée rappelle qu’elle est une institution nationale, républicaine et inclusive, composée de Congolaises et de Congolais de toutes les provinces. Elle souligne que les premières victimes du conflit sont les populations de l’Est, qui subissent depuis des années les conséquences des violences, déplacements forcés et exactions commises par la coalition adverse.
« Cette campagne vise notamment à opposer artificiellement les populations congolaises vivant dans l’Est du pays à leurs compatriotes des autres provinces, dans le but d’affaiblir la cohésion nationale et de servir les objectifs politiques et militaires de cette coalition », ajoute le document.
Les FARDC mettent en garde contre toute tentative de manipulation ou de désinformation susceptible de compromettre la paix et la sécurité. Elles réaffirment leur engagement à protéger les populations et à défendre l’intégrité territoriale face à l’agression.
Cette déclaration fait suite à une conférence de presse tenue le 18 juin à Goma, au cours de laquelle le coordonnateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, avait accusé le gouvernement congolais de violations du cessez-le-feu et d’opérations militaires visant à exterminer la communauté banyamulenge dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Les FARDC jugent ces accusations infondées et les replacent dans le contexte de la guerre d’agression que subit la RDC.