Escalade de la violence en RDC : plus de 300 victimes des rebelles ADF depuis janvier

Un bilan humain de plus en plus lourd dans l’est de la RDC

La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo atteint des sommets alarmants. Depuis l’ouverture de l’année civile, les incursions violentes attribuées aux rebelles des ADF ont entraîné la mort de plus de 300 personnes. Ces exécutions sommaires se concentrent principalement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, où la terreur semble s’installer durablement.

Des attaques sanglantes à répétition près de Beni

L’une des agressions les plus récentes a visé le village de Ngadi, situé à proximité de la ville de Beni, durant la nuit du 30 au 31 mai. Le bilan de cette incursion nocturne fait état de 15 civils lâchement assassinés, ainsi qu’un militaire ayant perdu la vie en tentant de s’interposer. Cette tragédie n’est malheureusement pas isolée : en l’espace de seulement trois jours, la région de Beni a déploré la perte de plus de 40 citoyens lors de raids successifs menés par les miliciens.

L’ombre de l’État islamique sur la région

Présents dans l’est de la RDC depuis le milieu des années 1990, les rebelles des ADF ont à leur actif des milliers de victimes civiles au fil des décennies. Un tournant majeur a été opéré en 2019, lorsque l’organisation a prêté allégeance au groupe terroriste État islamique. Désormais identifiés comme la « province d’Afrique centrale » de cette nébuleuse, ils voient nombre de leurs opérations meurtrières revendiquées par le mouvement djihadiste international.

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