Depuis le mois de juillet, une vague de choléra frappe le Tchad, faisant 13 morts et touchant 239 personnes. Les provinces de Hadjer Lamis et N’Djaména, la capitale, sont particulièrement affectées.

Selon les dernières données officielles, le bilan s’alourdit chaque jour. Au 3 août, les autorités sanitaires ont recensé 239 cas confirmés dans ce pays d’Afrique centrale peuplé de près de 21 millions d’habitants.

Face à cette crise sanitaire, une campagne de vaccination a été lancée. Près de 50 799 personnes ont déjà reçu leur dose, mais le défi reste colossal. L’épidémie a été officiellement déclarée le 24 juillet, après les premiers décès enregistrés dès le 13 juin.

Le choléra, infection diarrhéique aiguë, se propage via des aliments ou de l’eau contaminée par le vibrion cholérique. Bien que facilement traitable par réhydratation ou antibiotiques en cas de formes graves, cette maladie peut s’avérer mortelle en quelques heures sans intervention rapide.

Une situation sanitaire préoccupante en Afrique centrale

Le Tchad n’est malheureusement pas le seul pays touché par cette épidémie. Plusieurs nations africaines, dont la Centrafrique, le Nigéria et la République démocratique du Congo, font face à des crises similaires ces derniers mois.

Des infrastructures sanitaires insuffisantes

Dans les pays développés, des systèmes modernes de traitement des eaux usées ont presque éradiqué le choléra. Cependant, au Tchad, l’accès limité à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement aggrave la situation. Le ministère de la Santé tchadien souligne que ces lacunes constituent un obstacle majeur pour endiguer l’épidémie.